Monde

Inauguration du troisième barrage congolais financé par la Chine

Partenariat Sud-Sud

Témoignages.re / 30 mai 2017

Le chef de l’Etat congolais, Denis Sassou Nguesso, a inauguré lundi à Liouesso, petit village situé à près de 700 kilomètres au nord de Brazzaville, la centrale hydro-électrique de Liouesso, d’une capacité 19,9 MW, fruit de la coopération sino-congolaise, a constaté sur place la PANA.

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Préfinancés par la Chine, les travaux de cette centrale électrique ont été lancés le 18 mai 2012 par Sassou Nguesso. Les modalités de paiement de ce financement n’ont pas été précisées. Les travaux sont exécutés par la société China Gezhouba Group Company Limited, pour un coût initial de 85,063 milliards de francs CFA, dont 21,859 milliards de FCFA pour la construction des lignes de transport associé par la société chinoise CMEC, a constaté sur place la PANA.

’Le complexe hydro-électrique de Liouesso, construit par la société chinoise China Gezhouba group Compagny Limited au coût de 64,204 milliards de FCFA est un ouvrage dont l’ossature de hauteur sur 375 m de long et 8 m de largeur pour un volume d’exploitation de 52.250.000 m3. Les lignes de transport associé ont coûté 21,859 milliards de FCFA, a annoncé le ministre congolais de l’Aménagement du territoire et de la Délégation générale aux grands travaux (DGGT).

Il s’agit du troisième barrage hydro-électrique au Congo construit avec l’appui de la coopération chinoise, après ceux de Moukoukoulou (74 MW) et d’Imboulou (120 MW).

’Dans la sphère et autour, l’impact de ce projet est bien perceptible. La centrale et le réseau de transport vont résoudre, de façon pérenne, le déficit récurrent de l’offre d’énergie et réduire la dépendance actuelle de Ouesso de 100 % de la production thermique fournie occasionnellement et à des horaires réduits », a précisé Bouya.

Augustin Bozongo, un habitant de Ouesso, estime que la mise en service du barrage apportera une forte impulsion aux activités socio-économiques de la ville de Ouesso, deuxième centre économique et industriel du pays. D’autres localités de département de la Sangha ont désormais l’électricité pérenne, une grande première depuis les indépendances.

’Ce barrage hydro-électrique est le point de départ du développement de l’économie de la Sangha qui ne reposera plus sur l’exploitation forestière, mais aussi sur l’industrie et d’autres secteurs », renchérit-il.

’Je suis content, parce que depuis l’indépendance du pays, nous n’avons pas d’énergie », a souligné un autre habitant d’Ouesso, ajoutant qu’on ne peut pas se développer sans énergie.

La ville de Ouesso, bâtie à environ 830 km de Brazzaville, chef-lieu du département de la Sangha, est située au bord du fleuve de la Sangha et compte plus 55.000 habitants. C’est une agglomération cosmopolite où l’on trouve des Camerounais, des Centrafricains, des Congolais de la République démocratique du Congo (RDC), des ressortissants d’Afrique de l’Ouest et des expatriés européens évoluant dans les sociétés forestières.

Selon un enseignant, Bozome Alphonse, originaire de Ouesso, le barrage de Liouesso est une aubaine pour la ville. « Le barrage de Liouesso fait partie des infrastructures longtemps attendues par les populations de la Sangha et de ses environs », a-t-il renchéri.

’La fourniture permanente de l’électricité est un élément qui donnera plus d’efficacité au poids économique du département et particulièrement de la ville d’Ouesso », a-t-il indiqué, ajoutant que cette centrale facilitera l’éclosion des petits métiers et l’implantation des industries hormis celles du bois.

La mise en service du barrage de Liouesso vient augmenter la capacité de production d’électricité au Congo qui est passée de 89 MW en 2000 à plus de 600 MW actuellement.