Mobilisation contre la guerre déclenchée par l’extrême droite israélienne et US

Irak : l’ambassade de Trump attaquée et un consulat US détruit

3 mars, par Manuel Marchal

Des centaines de manifestants se sont rassemblés lundi devant l’Ambassade des États-Unis à Bagdad pour dénoncer la guerre lancée par Donald Trump. Dans un climat de fortes tensions, le consulat américain d’Erbil a été détruit.

Une manifestation contre la guerre lancée par Donald Trump s’est tenue ce lundi devant l’Ambassade des États-Unis à Bagdad, au cœur de la Zone verte de Bagdad. Des centaines de manifestants se sont rassemblés pour dénoncer une escalade militaire qu’ils jugent dangereuse pour la stabilité de l’Irak et de l’ensemble de la région.

Brandissant des drapeaux irakiens et des pancartes appelant à la paix, les protestataires ont scandé des slogans hostiles à la politique des États-Unis au Moyen-Orient. « Nous refusons que notre pays serve de terrain de confrontation », a déclaré un étudiant présent sur place, accusant Washington d’alimenter les tensions régionales. Plusieurs figures politiques locales et représentants de la société civile avaient appelé à ce rassemblement, présenté comme pacifique.

Le dispositif de sécurité autour de l’ambassade était particulièrement renforcé. Les forces irakiennes ont établi des barrages filtrants afin d’éviter tout débordement. Si l’ambiance est restée majoritairement calme, quelques échauffourées isolées ont éclaté lorsque certains manifestants ont tenté de s’approcher du périmètre diplomatique. Aucun blessé grave n’a été signalé selon les autorités locales.

Cette mobilisation intervient dans un contexte de vives tensions après l’annonce d’opérations militaires ordonnées par Washington pour soutenir le gouvernement d’extrême droite de Tel-Aviv. De nombreux participants craignent des représailles sur le sol irakien et redoutent une nouvelle spirale de violences. « Nous avons déjà payé un lourd tribut aux conflits passés », a rappelé un manifestant, évoquant les années d’instabilité qui ont suivi les précédentes interventions étrangères.

La situation a été encore alourdie par des informations en provenance du nord du pays. Le consulat américain d’Erbil, situé dans la région du Kurdistan irakien, a été détruit. Selon des sources iraniennes relayées le 2 mars, cette destruction constituerait un tournant majeur, suscitant de vives inquiétudes quant à la sécurité des missions diplomatiques dans la région. À ce stade, peu de détails ont été rendus publics sur les circonstances exactes de l’incident et ses implications géopolitiques.

Du côté officiel, les autorités irakiennes ont réaffirmé leur volonté de préserver la souveraineté nationale et d’empêcher toute attaque contre les représentations étrangères. La multiplication des incidents et des menaces renforce toutefois le climat d’incertitude. La manifestation de Bagdad, bien que symbolique, traduit un malaise profond au sein d’une partie de la population, partagée entre alliances stratégiques et aspiration à la neutralité, dans un pays toujours fragile face aux rivalités internationales.

M.M.

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