Monde

L’Afrique a la plus faible consommation énergétique au monde

Alors que le potentiel en énergies renouvelables est considérable

Témoignages.re / 13 février 2018

L’Atlas des ressources en énergie de l’Afrique, un rapport conjoint d’ONU-Environnement et de la Banque africaine de développement (BAD), indique que la consommation énergétique de l’Afrique est la plus faible de tous les continents et demeure inchangée depuis l’an 2000.

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Selon le rapport, l’Afrique, qui concentre 16 pour cent de la population mondiale, a une consommation énergétique d’environ 3,3 pour cent de l’énergie primaire dans le monde.

Le rapport prévient que si l’Afrique maintient cette cadence de consommation, elle n’atteindra pas l’objectif de l’accès à l’énergie pour tous avant 2080.

L’Atlas révèle que la production énergétique actuelle en Afrique ne répond pas à la demande du marché. De fait, environ un tiers de la population africaine n’a toujours pas accès à l’électricité et 53 pour cent de la population dépend de la biomasse pour la cuisine, le chauffage et le séchage. L’énergie nécessaire à deux utilisations d’une bouilloire électrique par une famille britannique correspond à plus de cinq fois l’électricité consommée par un Malien en une année.

De toutes les sources d’énergie existantes, l’Afrique consomme principalement du pétrole (42 pour cent de sa consommation totale d’énergie), suivi du gaz (28 pour cent), du charbon (22 pour cent), de l’hydro-électricité (6 pour cent), des énergies renouvelables (1 pour cent) et du nucléaire (1 pour cent).

Les ressources énergétiques renouvelables de l’Afrique sont diverses, inégalement réparties et en quantité énormes ; son potentiel solaire est quasi illimité (10 TW), l’hydro-électricité est abondante (350 GW), sans oublier l’énergie éolienne (110 GW) et les sources d’énergie géothermique (15 GW).

« L’Atlas démontre que l’investissement dans des infrastructures d’énergie verte peut soutenir le développement économique de l’Afrique et favoriser la réalisation des Objectifs de développement durable. Il s’agit donc d’un guide important pour les gouvernements africains qui s’évertuent à catalyser leur développement national en utilisant leurs ressources énergétiques propres », a déclaré la directrice régionale et représentante pour l’Afrique d’ONU-Environnement, Juliette Biao Koudenoukpo.

Préparé en collaboration avec l’Environment Pulse Institute, l’United States Geological Survey et l’université George Mason, l’Atlas consolide les informations disponibles sur le paysage énergétique en Afrique.

Il fournit ces informations sous forme d’images, de cartes, et d’autres données satellitaires sur les 54 pays africains à travers des visuels détaillant les défis et les opportunités de fournir à la population des services énergétiques fiables, abordables et modernes.