Monde

« L’Afrique, seul continent capable d’orienter le monde »

Notre continent a tout pour se développer

Témoignages.re / 15 novembre 2017

« L’Afrique, avec ses énormes potentialités agricoles, est le seul continent capable d’orienter le monde », a déclaré dans une interview avec la PANA, Dr Adama Coulibaly, de la Section sécurité alimentaire, Agriculture et des terres de la Commission économique pour l’Afrique (CEA).

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Faisant le point des discussions sur la mise en œuvre de la « Zone de libre échange continentale (ZLEC) » au cœur de la dixième session du Comité de la coopération et de l’intégration régionale tenue récemment à Addis-Abeba, Dr Coulibaly a déclaré : « Avec ses richesses et ses potentialités, le continent africain est le seul capable d’orienter le monde, de diriger le monde entier ». Pour y arriver, « il faut juste seulement appliquer les programmes, exécuter les mesures déjà définies par les experts et adoptées sur papier. L’Afrique n’est pas du tout pauvre, elle a tout pour se développer ».

« Plate-forme commune unifiée »

Professant sa conviction de ce que l’Afrique pourra devenir un jour cette locomotive qui dirige le monde, Dr Coulibaly explique : « Dans toutes chose, c’est comme dans un apprentissage et dans tout apprentissage, il y a un début, il faut mettre en place la fondation et après la fondation la charpente qui est cette plateforme destinée à mettre en œuvre une Afrique prospère qui se fait confiance elle-même et qui compte, et sur qui, tout le monde compte », faisant ainsi allusion à la mise en place prochaine d’une « plate-forme commune unifiée » destinée à servir de véhicule pour coordonner les initiatives visant à accélérer l’agro industrie en Afrique.

Cette plateforme sur laquelle les experts ont fini de travailler est, selon Dr Coulibaly, « la route panafricaine permettant d’aller ensemble à la prospérité, en réduisant les risques et les chocs ». Pour parvenir à la prospérité, « il convient de partir tous dans un même véhicule, de nous faire protéger par le même toit en tant que pays et en tant qu’organisation internationale », a-t-il souligné. « Pour que l’Afrique décolle, la première responsabilité est d’abord celle des gouvernants qui doivent exécuter les programmes et mettre en œuvre les stratégies », indique ce fonctionnaire de la Division de l’intégration régionale et du commerce de la CEA.

Rôle des dirigeants

« Il faut que nos dirigeants montrent la voie en respectant leur engagement et faire croire à la voie panafricaine. Nous attendons que les politiques industrielles et commerciales communes soient mises en application. La fondation, c’est d’abord les politiques nationales. Nous attendons que nos gouvernants soient disposés à intégrer davantage afin que les programmes conçus au niveau continental soient mis en œuvre. Ce n’est qu’ainsi que nous pourrons aller ensemble sur la route du panafricanisme », souligne-t-il.

La dixième session du Comité de la coopération et de l’intégration régionale, rappelle-t-on, s’est tenue la semaine écoulée à Addis-Abeba sous le thème : « Mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale et des gains partagés ». Elle a permis d’examiner et de délibérer sur les développements, les risques et les perspectives récents dans des domaines sectoriels spécifiques en ce qui concerne le vaste domaine qu’est l’intégration régionale et à formuler des recommandations qui orienteront le travail dans les deux prochaines années.