Crise de l’eau : alerte générale à La Réunion
6 août, par180 litres d’eau par jour par personne : droit dans le mur
Selon l’ISED
20 août 2009

Il y a quelques dizaines d’années, le paludisme était une des premières causes de mortalité à La Réunion. Des efforts considérables ont été accomplis pour éloigner ce fléau. Sur tout le continent africain, des progrès font reculer cette maladie.
La directrice de l’Institut de santé et de développement (ISED) au Sénégal, le professeur Anta Tall Dia, a soutenu au cours d’une conférence-débat, mardi à Dakar, sur le thème "Élimination du paludisme : leurres ou lueurs", que l’Afrique est sur la bonne voie dans la lutte contre cette pandémie et pour l’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) d’ici à 2015.
« Il y a des lueurs d’espoir car beaucoup de pays ont fourni des efforts considérables dans la lutte et l’on a constaté un peu partout une baisse exacte du taux de morbidité et de mortalité liée au paludisme », a-t-elle déclaré.
Mme Dia a indiqué que « pour éradiquer cette maladie, il faut développer des stratégies de lutte inter-États. Sans cela, il sera difficile de gagner la lutte contre ce mal qui tue chaque jour en Afrique subsaharienne ».
« La lutte contre le paludisme doit dépasser le seul secteur de la santé et la mise en oeuvre des interventions de lutte contre cette maladie nécessite une communication soutenue et un partenariat solide avec tous les acteurs », a-t- elle ajouté.
Selon la directrice de l’ISED, il est nécessaire de renforcer les systèmes de santé et les interventions à base communautaire, d’améliorer les partenariats pour maintenir et consolider les acquis du Sénégal.
« Les progrès ont été faits ces dernières années, avec l’introduction des combinaisons thérapeutiques à base de dérivés d’artémisinine (ACT) pour le traitement du paludisme simple depuis 2006 », a-t-elle soutenu.
« L’appui des partenaires a permis de renforcer les équipements des laboratoires et toutes ces mesures ont permis une précision du diagnostic et une utilisation rationnelle des ACT », a poursuivi Mme Dia.
180 litres d’eau par jour par personne : droit dans le mur
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