Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
6 juin, parIEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
Éducation
Des enfants venus des Comores et de Madagascar en ce moment au Brûlé
24 octobre 2003

Chaque année, l’équipe du centre culture-lecture du Brûlé s’efforce de mettre en œuvre des rencontres entre des jeunes réunionnais et des jeunes issus de pays voisins : ceci autour de préoccupations communes, en vue d’organiser puis de pérenniser des échanges. En ce sens, les séjours partagés sont à considérer comme des temps forts de réflexion et d’organisation, précédés par une préparation active et coordonnée, et suivis d’échanges ayant vocation de constituer des réseaux thématiques et fonctionnels durables dans la région.
Cette année, l’action a été reconduite dans le cadre de la coopération régionale. Elle se situe dans la démarche de co-développement soutenue par le Conseil régional. On connaît déjà les échanges entre les opérateurs économiques, les partages d’expériences entre chercheurs et étudiants des pays de notre région. Au Centre de lecture du Brûlé, ce sont les très jeunes qui sont les acteurs de cette coopération. Cela constitue un atout important pour l’avenir, car en apprenant aux jeunes de notre région à mieux se connaître, en travaillant sur des projets communs, ils vivent dès leur plus jeune âge la réalité du co-développement. C’est dans ce sens que l’initiative portée par l’équipe du Centre de lecture du Brûlé est à souligner. Ce type d’action contribue d’ailleurs au projet éducatif du centre qui s’appuie sur l’étude du milieu naturel et culturel des enfants, afin de leur donner envie de tisser des liens avec la langue orale et écrite.
Au cours du séjour en internat, enfants et adultes venus des Comores, de Madagascar et leurs hôtes réunionnais vivent en commun au centre et mènent des études dans l’environnement naturel et culturel : en exploitant des ouvrages de la littérature régionale qui permettent de mettre en perspective et de compléter ces études. À l’issue du séjour, une production commune sera proposée aux parents et aux enseignants (écriture de conte, monographie, exposition…). Ces séjours s’inscrivent donc dans une démarche exigeante de recherche, soucieuse du développement éducatif et culturel de chacun des partenaires.
L’ACCLE fait l’hypothèse qu’une telle approche critique et croisée d’une même réalité par des représentants de cultures différentes, d’horizons culturels différents… peut être la source de décalages et de prises de distance utiles à la compréhension des enjeux et des données des phénomènes étudiés.
En ce sens, les actions de coopération ne cherchent pas à enrichir et compléter l’activité éducative mais à la transformer en recourant à des leviers nouveaux : la prise en compte des données culturelles et l’exploitation des décalages nés de la diversité en particulier. Cette année, l’action a été menée avec les Comores et Madagascar, l’an prochain, ce sont des jeunes chinois et mahorais qui devraient être les prochains partenaires.
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