Installations pétrolières et militaires saoudiennes visées en riposte aux bombardements américano-israéliens

L’Arabie saoudite accuse les États-Unis de trahison

4 mars, par Manuel Marchal

Après des frappes de l’Iran contre l’Arabie saoudite, Riyad accuse les États-Unis de trahison, affirmant que Washington a privilégié la défense d’Israël. Bases exposées, pétrole en hausse, tensions régionales extrêmes : le Moyen-Orient est en pleine guerre depuis les bombardements américano-israéliens lancés samedi contre la population iranienne.

C’est l’embrasement. Après une série d’attaques iraniennes visant des installations pétrolières et militaires saoudiennes, la crise a franchi un seuil inédit. À Arabie saoudite, la colère gronde : l’Etat accuse ouvertement les États-Unis de l’avoir abandonné au moment le plus critique.

L’Arabie Saoudite abandonnée pour protéger les agresseurs israéliens

Selon un haut responsable saoudien, Washington aurait redirigé une partie cruciale de son dispositif de défense aérienne pour protéger Israël, laissant les bases américaines stationnées dans le Golfe et les raffineries saoudiennes dangereusement exposées. Pour Riyad, le message est clair : l’alliance stratégique ne serait plus qu’un engagement à géométrie variable.

Le résultat est un chaos stratégique total. L’Iran se défend sur plusieurs fronts : bases américaines visées, infrastructures énergétiques endommagées, missiles et drones saturant le ciel du Golfe, pétroliers interceptés. Les marchés s’affolent, le prix du pétrole s’envole, et la région entière connaît une guerre tous azimuts.

Les Saoudiens parlent désormais de trahison. Ils estiment avoir été en première ligne, tout en découvrant que la priorité américaine serait ailleurs. De leur côté, les responsables américains défendent une logique d’intérêts nationaux : protéger leurs forces, leurs partenaires stratégiques et contenir l’expansion iranienne. Mais cette justification peine à calmer l’amertume du royaume.

Dans cette spirale, Israël promet de riposter à toute menace directe, tandis que Téhéran annonce de nouvelles frappes si ses adversaires persistent. Chaque camp campe sur ses positions.
L’architecture des alliances vacille.

M.M.

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