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« L’Argentine, nouveau laboratoire de l’extrême-droite libertarienne »

La sénatrice Evelyne Corbière Naminzo inquiète des progrès de l’extrême droite

mardi 21 novembre 2023, par Evelyne Corbière Naminzo


La sénatrice de La Réunion Evelyne Corbière Naminzo réagit suite à l’élection de Javier Milei comme président de la République en Argentine. Elle s’inquiète de l’arrivée au pouvoir d’un parti qui veut casser les droits humains, notamment la protection sociale, le droit à la santé en démembrant l’État.


C’est officiel, après des semaines de campagne contre tous les acquis sociaux, contre la planète et contre les minorités, Javier Milei, candidat d’extrême-droite, est élu nouveau président de l’Argentine.
La candidature de Javier Milei était présentée comme une anomalie. L’économiste, décrit comme ultralibéral et se déclarant fan de l’ex-président des États-Unis Donald Trump, a conquis les franges les plus conservatrices et l’a emporté à coup de discours plus populistes les uns que les autres.
Présenté comme un libertarien, Milei a déroulé un programme “anarcho-capitaliste” en annonçant la suppression de tous les ministères à vocation sociale (droits des femmes et des diversités, travail et sécurité sociale, santé…), culturelle (tourisme, éducation…) et écologique. L’ambition est alors de ne conserver que les compétences régaliennes (sécurité, défense, économie, justice…). L’objectif de sa politique dite libertarienne est donc de désengager l’action publique et politique de l’État afin de laisser libre-cours aux initiatives venant du privé. Il souhaite “tronçonner l’État ennemi” et “dollariser” son économie.
L’élection de Javier Milei est symptomatique du climat délétère et nauséabond de la montée de l’extrême-droite dans le monde. Une extrême-droite qui ne défend que l’idéal d’une liberté de la bourgeoisie et du capital contre la planète et contre les minorités de classe, de genre et de race. Une extrême-droite tellement attachée à la liberté qu’une fois élue, elle s’empresse de porter atteinte au droit à l’IVG, au droit de chacune et chacun de disposer de son corps.

La sénatrice Evelyne Corbière Naminzo s’inquiète de voir cette constante progression de l’extrême-droite gangrener nos sociétés et défaire les conquêtes sociales que l’on porte en héritage.
La sénatrice apporte son soutien aux Argentines et aux Argentins qui, pendant les quatre prochaines années, subiront le démembrement annoncé et planifié de l’État argentin.


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