Le sens des responsabilités
10 juin, parNote de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
Conséquence de la sécheresse
20 juillet 2013

Les faibles précipitations et le manque de savoir-faire pour accroître la production alimentaire locale font partie des difficultés que rencontre la population de Djibouti, a affirmé un haut fonctionnaire des Nations unies.
« La principale carence à Djibouti, c’est qu’il existe relativement peu de partenaires possédant les compétences techniques nécessaires pour développer des activités susceptibles d’améliorer la production agricole ou pour conserver leurs biens matériels », a déclaré à IRIN Imed Khanfir, conseiller de programme du Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies à Djibouti.
« La pénurie d’eau, un problème majeur »
Au cours des prochains mois, Djibouti, qui est un pays importateur net de denrées alimentaires, pourrait connaître une détérioration de la sécurité alimentaire en ce début de période de soudure. Les prix élevés des denrées alimentaires et l’explosion du chômage pourraient encore aggraver la situation.
D’après une mise à jour du Réseau des systèmes d’alerte précoce contre la famine (FEWS NET), « L’insécurité alimentaire qui touche les ménages pauvres dans les [quartiers] de la ville de Djibouti que sont Balbala, Radiska et Baulaos risque d’augmenter tout en restant en phase de stress à cause d’une réduction considérable des opportunités d’emploi ».
Les zones urbaines et périurbaines de Djibouti ainsi que les communautés d’éleveurs dans les zones rurales sont parmi les plus touchées par l’insécurité alimentaire. « L’insécurité alimentaire grave devrait s’accentuer dans les foyers pauvres du Sud-Est (le long de la frontière) et les régions pastorales d’Obock au cours du mois de septembre », a ajouté FEWS NET.
Selon M. Khanfir, « les sécheresses récurrentes ont réduit les biens de la population vulnérable en réduisant leur cheptel ».
67.000 personnes déjà en danger
Ainsi, au cours de l’année passée, Djibouti a connu une mauvaise saison des pluies Diraac/Soughoum de mars à juin, après des pluies Heys/Dadaa d’octobre à mars tout aussi insuffisantes.
Une fiche d’information de l’Office d’aide humanitaire de la Commission européenne (ECHO) ajoute : « Depuis 2005, Djibouti souffre de plus en plus d’une pénurie d’eau en raison des faibles précipitations. Cela a conduit à une diminution des sources d’eau et des pâturages pour le bétail. Par conséquent, le pays connaît de graves déficits alimentaires. Les communautés rurales et les personnes dépendantes des activités pastorales sont particulièrement touchées ».
Selon M. Khanfir du PAM, près de 42.600 personnes sont actuellement en situation d’insécurité alimentaire grave à Djibouti et 24.300 autres souffrent d’insécurité alimentaire modérée. Le PAM assure une distribution générale de nourriture tout au long de l’année pour la population en proie à une insécurité alimentaire grave, a-t-il ajouté, tandis que ceux souffrant d’insécurité alimentaire modérée sont inscrits dans des programmes de « nourriture contre travail ».
Note de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
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