Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
6 juin, parIEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
Économie
Rencontres de l’AIVP au Port
25 octobre 2003

L’Association Internationale Villes et Ports (AIVP) tiendra des ’Rencontres’ à La Réunion en novembre prochain. Si les problématiques liant les ports et les villes qui les abritent sont identiques, quelle que soit la taille du port (et celle de la ville), ces rencontres réunionnaises poseront la question de l’océan Indien, de sa place dans le circuit des échanges mondiaux.
Les Rencontres de l’AIVP (Association internationale Villes et Ports) sont des rendez-vous aussi bien professionnels et qu’amicaux. Elles se situent dans la droite ligne de ce que l’association des acteurs des villes et des ports n’a jamais cessé d’être depuis sa création. C’était en 1988. Pour l’association, ces "Rencontres de l’AIVP" sont pour les élus, responsables portuaires mais aussi techniciens en charge de dossiers souvent ardus, l’occasion de faire le point avec des experts et des praticiens du développement ville-port sur les multiples préoccupations concrètes.
Dans moins d’un mois, c’est au tour de La Réunion d’accueillir ces "Rencontres". Elles se dérouleront exactement du 19 au 22 novembre, bien sûr au Port. Elles regrouperont 150 participants extérieurs (venant de plus de 60 pays) et plus de 150 acteurs réunionnais. Pour Jean-Yves Langenier, maire du Port, comme pour Alain Macé, président de la Chambre de commerce et d’industrie de La Réunion (CCIR), ces rencontres sont une occasion unique de « confronter les idées », « d’échanger », avec celles et ceux, dans d’autres pays (non seulement l’Europe mais aussi l’Afrique). Tous deux soulignaient aussi que, quelle que soit la taille du port, « les problématiques sont les mêmes ». Et le "petit port" de la Pointe des Galets n’a pas à rougir face à ces méga structures que l’on trouve en Afrique du Sud (Durban, par exemple), en Chine (Dalian), ou en France (Le Havre, Rouen, Marseille).
Ces rencontres à La Réunion, et c’est une grande première, vont se placer sous le thème : « L’océan Indien, ses villes et ses ports à l’heure de la globalisation ».
Et la question se pose avec d’autant plus de force, que cette globalisation est plus "inquiétante", ici qu’ailleurs. Car « l’océan Indien se caractérise par une très grande variabilité dans les niveaux de développement économique des multiples pays qui le bordent ». Une absence d’homogénéité culturelle et économique qui est un frein, lorsqu’ailleurs, comme dans les bassins Pacifique et Atlantique, il y a homogénéité, donc l’émergence d’une identité régionale, « base structurante d’une développement ».
Les organisateurs précisent : « le développement accéléré de la mondialisation de l’économie pourrait à terme faire de ce handicap apparent un atout dans l’élaboration des nouveaux circuits d’échanges matériels et immatériels ». Le 21ème siècle pourrait être donc celui qui verra l’apparition de l’océan Indien dans les flux mondiaux, un océan qui « pourrait alors devenir un espace pour la circulation des biens et des services, connecté au reste du monde par des interfaces privilégiées, villes ou territoires maritimes et portuaires, bénéficiant de la qualité d’appartenance à la fois au système "Océan Indien" et à d’autres systèmes politiques et/ou économiques mondiaux ».
La Réunion a donc là une carte à jouer, aux côtés des autres sites et places portuaires.
C’est donc pour répondre à cet objectif que ces "Rencontres de l’AIVP" vont porter sur « la structuration d’un espace économique et culturel en devenir : l’océan Indien ». Ces journées seront donc l’occasion « d’identifier les axes de coopération possibles des villes portuaires de cet espace océanique privilégié et d’en évaluer les forces et les faiblesses ».
Pour les organisateurs, les débats qui vont se dérouler à La Réunion, s’inscriront « dans la recherche d’un développement durable à mettre en place au regard de l’évolution de l’économie mondiale et des attentes essentielles en matière de développement local ».
Si l’organisation matérielle repose essentiellement sur la commune du Port, la CCIR, avec le concours financier du Conseil régional (membre du Conseil d’administration de l’AIVP) et du Conseil général, et l’appui de la TCO (Territoire de la côte Ouest), elles sont largement ouvertes à des partenaires incontournables comme l’Université de La Réunion (également membre de l’AIVP via son département "Géographie"), la DDE...
Enfin, des villes portuaires comme Port-Louis ne sont pas (encore) membres de l’AIVP. Mais elles sont obligatoirement concernées par ces rencontres. D’où l’invitation qui leur a été lancée par la commune du Port.
| "La ville est Port" |
|---|
| La problématique initiale de l’AIVP, c’est celle qui régit les rapports entre une ville et son port. À La Réunion, dans la commune du Port, la réflexion sur ce sujet est lancée depuis longtemps. « La Ville est Port », telle est l’idée principale, le "slogan", pourrait-on dire. Et pour le maire de la cité maritime, il s’agit là « d’une invitation à vivre la ville autrement ». Concrètement, il s’agit de « recréer des liens fonctionnels, économiques et affectifs entre la cité et l’espace dont elle est la légitime héritière : le port de la Pointe des Galets ». Afin de « reconquérir la façade maritime et ouvrir la ville sur la mer », la municipalité ne travaillera pas toute seule. Non seulement elle s’est entourée d’une équipe multidisciplinaire, mais elle a noué un partenariat avec l’État, l’Europe, la Région, le Département, la Chambre de commerce et d’industrie, les usagers, les associations, l’Université.
Et c’est toute la ville qui est concernée, non seulement par l’aménagement et la restructuration des espaces centraux par la création d’une voie urbaine, mais aussi par la reconquête des espaces portuaires par l’ouverture de la ville sur le port, la création d’un front de mer permettant le développement de nouvelles activités portuaires. Il s’agit aussi de valoriser et de rénover l’attractivité commerciale du centre, d’améliorer les déplacements dans la ville, d’intégrer et de valoriser les espaces vacants ou peu denses du centre-ville, publics ou privés. Dans les prochaines années (les travaux devraient démarrer fin 2005 ou début 2006), le Port accueillera une "darse de grande plaisance", qui pourra accueillir des paquebots de croisière comme le "Royal Star" ou même plus grand, comme le "Queen Elisabeth II", qui avait fait escale il y a quelques mois. |
| L’AIVP - présentation |
|---|
| L’AIVP est née en 1988 de la volonté des villes, des ports et de leurs partenaires institutionnels et économiques de créer une structure permanente d’échange d’informations et de contacts pour faire aboutir leurs projets dans les meilleures conditions. C’est un réseau international de décideurs, de techniciens et d’experts du développement de plus de 100 places portuaires, structuré formellement dans le cadre d’une association internationale de droit français. L’AIVP dispose d’un Conseil d’administration international élu de 33 membres et d’une Direction générale chargée de mettre en œuvre le programme d’activités décidé en Assemblée générale et de gérer le fonctionnement du réseau. Le siège de l’AIVP est au Havre (France). Elle accueille 170 membres sur 5 continents, plus de 100 villes portuaires sont représentées, elle s’appuie sur un réseau international d’experts et de scientifiques, sur un centre de ressources documentaires...
L’AIVP organise depuis 1988 des rencontres internationales, à l’occasion desquelles les villes et les ports viennent présenter leurs projets et réalisations. Ces manifestations et d’autres événements organisés autour de thématiques très diverses ont permis de capitaliser une information exceptionnelle sur les villes portuaires et leurs projets. En 2003, à Anvers, en mai dernier, a été posée la problématique de la valeur ajoutée portuaire, puis en juin à Lorient, cela a été un rendez-vous sur la valorisation du patrimoine portuaire construit. A aussi été abordée la question d’un code de procédure environnementale pour les ports... |
IEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
Mézami pou sak la viv lontan dann nout péi La Rényon-dizon pou sak la konète la loi disnèf mars 1946 kan l’arivé, zot téi panss sirman la fain (…)
Plusieurs millions de personnes supplémentaires en insécurité alimentaire
Vote unanime d’une loi à l’Assemblée nationale à Paris
IEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient » Économie réunionnaise : le calme avant la tempête Kansa (…)
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture