« Il n’existe pas de solution militaire »

L’ONU appelle à remettre la diplomatie au cœur du règlement des conflits

25 juillet

Face à la multiplication des guerres et à l’affaiblissement du droit international, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a lancé un appel solennel au Conseil de sécurité pour renforcer les mécanismes de règlement pacifique des différends prévus par la Charte des Nations unies. Alors que les conflits s’étendent et s’enlisent, il a rappelé que la diplomatie demeure le seul chemin vers une paix durable.

Réuni le 23 juillet à New York pour un débat de haut niveau consacré au règlement pacifique des différends, le Conseil de sécurité de l’ONU a entendu un message sans ambiguïté d’Antonio Guterres. Le secrétaire général des Nations unies a constaté que les conflits sont aujourd’hui plus nombreux, plus complexes et plus longs, tandis que les violations du droit international restent trop souvent impunies.
Il a rappelé que la résolution 2788 du Conseil de sécurité invite tous les États membres à utiliser pleinement les instruments prévus par la Charte des Nations unies pour prévenir et résoudre les différends par des moyens pacifiques. Pourtant, les crises actuelles montrent combien ces mécanismes sont encore insuffisamment mobilisés.
Évoquant le Moyen-Orient, Antonio Guterres a affirmé qu’« il n’existe pas de solution militaire » au conflit. Selon lui, seule la diplomatie peut ouvrir une perspective de paix. Même lorsqu’elle n’a pas permis d’empêcher une guerre, elle conserve la capacité d’y mettre fin si la volonté politique existe.
Le secrétaire général de l’ONU a également rappelé que la Charte des Nations unies demeure « le meilleur espoir de l’humanité pour la paix ». Il a invité les membres du Conseil de sécurité à montrer l’exemple en privilégiant le dialogue, le compromis et la recherche d’un terrain d’entente plutôt que l’escalade des confrontations.
Dans un contexte international marqué par les guerres en cours et les tensions entre grandes puissances, cet appel souligne l’urgence de redonner toute sa place au multilatéralisme et au respect du droit international comme fondements d’une paix durable.


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