Face à la violence croissante

L’ONU inquiète du sort des civils dans l’est de la RDC

16 février

À la suite de l’intensification des violences la semaine dernière entre les forces gouvernementales et les groupes armés non étatiques dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, s’est dit mercredi profondément préoccupé par les conséquences désastreuses pour les civils.

Dans un communiqué de presse, l’agence onusienne s’inquiète notamment du sort d’environ 135.000 personnes déplacées internes ayant fui la ville de Sake vers la capitale de la province du Nord-Kivu, Goma.
Des informations font état de bombes tombant sur des sites civils, notamment sur le site de Zaina à Sake et sur le site de Lushagala à Goma, où près de 65.000 personnes déplacées ont trouvé refuge, ce qui suscite de vives inquiétudes quant à leur sécurité.

Artillerie lourde et bombardements

Selon le HCR, l’utilisation croissante de l’artillerie lourde et des bombardements lors d’affrontements autour de Goma constitue de graves menaces pour les populations civiles et déplacées, menaçant de faire davantage de victimes et de détruire les bâtiments utilisés comme abris communaux. La présence de munitions non explosées constitue une menace particulière pour les enfants. Depuis la première semaine de février, au moins 15 civils ont été tués et 29 blessés autour de Goma et de Sake.
« Les civils de l’est de la RDC subissent une fois de plus le poids de l’escalade du conflit », a déclaré Chansa Kapaya, Directrice régionale du HCR pour l’Afrique australe et Coordonnatrice régionale pour la situation des réfugiés en RDC. « Les affrontements incessants près de Goma ont pris pour cible des hommes, des femmes et des enfants innocents, obligeant des milliers de personnes à fuir les bombardements aveugles et la violence. La situation est tragique et inacceptable. Nous appelons de toute urgence toutes les parties à protéger les civils, à respecter le droit humanitaire et à établir des couloirs sûrs pour l’aide ».
Les bombardements aveugles amplifient la pression exercée sur des ressources déjà limitées pour accueillir 800.000 personnes déplacées à l’intérieur de la région et 2,5 millions de déplacés dans la province du Nord-Kivu. La violence continue de restreindre l’accès aux populations isolées des territoires de Masisi et de Rutshuru, aggravant les difficultés rencontrées par les agences humanitaires pour fournir une aide essentielle. Avec peu d’options viables pour un passage sûr depuis Goma, les communautés déplacées de plus en plus nombreuses dans la ville sont confrontées à une détérioration rapide des conditions.
Le HCR souligne « la nécessité impérative de sauvegarder la vie et le bien-être des civils et des personnes déplacées » et appelle « à la cessation immédiate des hostilités et aux négociations de paix pour résoudre le conflit et alléger les souffrances des civils innocents pris dans les violences ».

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