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Guerre Israël - Hamas
29 juillet 2025, par

La conférence convoquée par l’Assemblée générale des Nations unies, et coprésidée par Paris et Ryad, souhaite engager un changement.
Poussée par la France et l’Arabie saoudite, l’ONU se penche sur la mise en œuvre d’une solution à deux États, israélien et palestinien, au moment où la pression internationale sur Israël s’intensifie pour mettre un terme à la guerre à Gaza.
« À cette occasion, le ministre (français) et ses homologues lanceront un appel pour que d’autres pays poursuivent la dynamique politique globale impulsée par la France, qui doit permettre la reconnaissance de l’État de Palestine, la normalisation avec Israël [...] le désarmement et l’exclusion du Hamas », a indiqué le Quai d’Orsay.
Après l’annonce du président français, Emmanuel Macron, de la reconnaissance formelle d’un État Palestinien en septembre, la conférence convoquée par l’Assemblée générale des Nations unies espère enclencher un changement.
Alors que la conférence semblait « vouée à l’insignifiance », « l’annonce de Macron change la donne », a estimé Richard Gowan, analyste à l’International Crisis Group. « D’autres participants vont réfléchir à la hâte pour savoir s’ils doivent aussi déclarer une intention de reconnaître la Palestine », a déclaré ce dernier à l’Agence France Presse.
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a affirmé dans un entretien au journal La Tribune Dimanche que d’autres pays européens allaient confirmer « leur intention de reconnaître l’État de Palestine » lors de la conférence, sans préciser lesquels.
La France aimerait convaincre le Royaume-Uni de reconnaitre l’Etat palestinien. Mais le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a souligné qu’une reconnaissance devait « s’inscrire dans un plan plus global ». Tandis que l’Allemagne ne l’envisage pas « à court terme ».
Selon le décompte et les vérifications de l’Agence France Presse, au moins 142 des 193 États membres de l’ONU - dont la France - reconnaissent désormais l’État palestinien proclamé par la direction palestinienne en exil en 1988.
Depuis plusieurs décennies, la grande majorité de la communauté internationale soutient le principe d’une solution à deux États, israélien et palestinien. Cependant, personne ne s’accorde sur les frontières exactes à lui donner.
Mais après plus de 21 mois de guerre à Gaza, la colonisation et les violences israéliennes en Cisjordanie et les propos et actes racistes de responsables israéliens visant à annexer ce territoire occupé, laissent craindre que la création d’un État palestinien ne soit pas possible.
Cette conférence vise à engager la solution à deux États. Cette réunion est très attendue par le premier ministre palestinien, Mohammad Mustafa, et plusieurs dizaines de ministres du monde entier.
La réunion intervient à un moment où « la perspective de l’existence d’un État de Palestine n’a jamais été aussi menacée ni aussi nécessaire », a indiqué Jean-Noël Barrot.
Au-delà de créer une dynamique pour la reconnaissance de l’État palestinien, la conférence se concentrera sur trois autres axes : la réforme de la gouvernance de l’Autorité palestinienne, le désarmement du Hamas et son exclusion de la gouvernance palestinienne, et enfin la normalisation des relations avec Israël par les États arabes qui ne l’ont pas encore fait.
Aucune annonce de normalisation avec Israël n’est attendue cette semaine, selon une source diplomatique française. Mais « pour la première fois, les pays arabes condamneront le Hamas et appelleront à son désarmement », a assuré Jean-Noël Barrot.
Pour l’ambassadeur palestinien à l’ONU, Riyad Mansour, la conférence « offre une opportunité unique de transformer le droit international et le consensus international en un plan réaliste, et de prouver la détermination de mettre fin à l’occupation et au conflit une fois pour toutes ». Il a aussi plaidé pour plus de « courage » de la part des dirigeants.
Israël et les États-Unis ne participeront pas à la réunion, qui avait été reportée en juin en raison de la guerre en Iran. Après le cette réunion ministérielle cette semaine, un sommet devrait suivre en septembre.
La pression internationale s’intensifie sur Israël pour mettre fin à la guerre à Gaza, déclenchée par les attaques du Hamas du 7 octobre 2023.
La catastrophe humanitaire à Gaza devrait être au cœur des discours des représentants de plus de 100 pays annoncés à la tribune de du 28 au 30 juillet, même si Israël a déclaré une pause des combats à des fins humanitaires dans certains secteurs.
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