Investissement

L’Union européenne soutient l’investissement sur le continent

InvestissementLa BEI ouvre des Bureaux au Kenya, en Afrique du Sud et au Sénégal

27 septembre 2003

Dans un effort visant à promouvoir la croissance soutenue par le secteur privé dans les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP), la Banque européenne d’investissement (BEI) prévoit d’ouvrir des bureaux au Kenya, en Afrique du Sud et au Sénégal le mois prochain, a annoncé un responsable de l’Union.

Le chef de la délégation de l’Union Européenne (UE) au Kenya, Garry Quince, a annoncé ce projet en déclarant que l’investissement serait une source majeur de capitaux pour financer le secteur privé dans les États ACP.
Les investissements de la banque au Kenya vont s’élever à 9,3 milliards d’euros, débloqués par divers donateurs. La Banque Européenne d’investissement est prête à engager 7,1 milliard d’euros de son propre portefeuille d’investissement pour les emprunteurs du secteur privé dans tous les états membres de l’ACP.
« Je suis très satisfait que la BEI ait décidé d’ouvrir un bureau régional ici à Nairobi, qui j’en suis sûr, va beaucoup faciliter les contacts avec le secteur privé », a déclaré le chef de la délégation de l’UE. Il a souligné que la participation du secteur privé sera essentielle pour influencer et orienter les négociations actuellement en cours sur l’Accord de partenariat économique (APE) entre l’UE et les pays ACP. « Ces négociations sont en bonne voie et la stimulation de l’investissement, le renforcement de la compétitivité et de la croissance économique vont être essentiels pour encourager les relations commerciales entre l’UE et les pays ACP », a fait remarquer Garry Quince.
Le chef de la Délégation de l’Union européenne au Kenya s’exprimait à l’occasion du lancement d’un programme de formation Kenya-Union Européenne Post Négociations de Lomé (KEPLOTRADE) qui va permettre aux négociateurs commerciaux africains de bénéficier d’un renforcement de leurs capacités.
L’UE et l’ACP avaient mis sur pied la Convention de Lomé dans le but de permettre l’accès des produits africains aux marchés de l’UE, hors taxes et sans quotas. Mais Garry Quince a déploré que cet accord n’ait pas favorisé une croissance durable soutenue par les exportations en Afrique.
« La part des exportations des États ACP dans l’UE est passée de 7% en 1991 à 5,2% de nos jours », a-t-il expliqué. L’échec de la Convention de Lomé a mené un accord de partenariat ACP/UE signé en 0002 à Cotonou, au Bénin pour supprimer les obstacles au commerce et renforcer la coopération, a-t-il ajouté.
« L’Accord de Cotonou apporte aussi un soutien financier significatif au développement de l’Afrique comme l’a démontré l’approbation par la Commission européenne, la semaine dernière, d’une subvention de 522 millions d’euros pour une stratégie nationale du Kenya », a indiqué Garry Quince.


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