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2 novembre 2023, par

La Bolivie, gouvernée par le président de gauche, Luis Arce, rompt ses liens diplomatiques avec l’Etat hébreu depuis le déclenchement de la guerre. Le Chili et la Colombie ont rappelé leurs ambassadeurs à Tel Aviv pour protester respectivement contre d’"inacceptables violations du droit humanitaire par Israël" et "le massacre du peuple palestinien".
Le gouvernement bolivien a annoncé le 1er novembre rompre ses relations diplomatiques avec Israël en raison de l’offensive dans la bande de Gaza consécutive aux attaques menées par le Hamas le 7 octobre.
La Bolivie, gouvernée par le président de gauche, Luis Arce, devient le premier pays latino-américain à rompre ses liens diplomatiques avec Israël depuis le déclenchement de la guerre.
Le Chili et la Colombie ont également annoncé avoir rappeler leurs ambassadeurs à Tel Aviv pour protester respectivement contre d’"inacceptables violations du droit humanitaire par Israël" et "le massacre du peuple palestinien".
En Bolivie, le gouvernement "a pris la décision de rompre les relations diplomatiques avec l’Etat d’Israël, en signe de rejet et de condamnation de l’offensive militaire israélienne agressive et disproportionnée menée dans la bande de Gaza", a déclaré le vice-ministre des Affaires étrangères, Freddy Mamani.
La secrétaire générale de la présidence, Maria Nela Prada, a annoncé l’envoi d’aide humanitaire à l’intention de la bande de Gaza. "Nous exigeons la fin des attaques (...) qui ont causé jusqu’à présent des milliers de morts civils et le déplacement forcé de Palestiniens", a-t-elle ajouté.
"La décision de la Bolivie de rompre les liens diplomatiques avec Israël est une capitulation face au terrorisme et au régime des ayatollahs en Iran", a réagi le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères dans un communiqué. "Le gouvernement bolivien s’aligne sur l’organisation terroriste Hamas", a-t-il ajouté.
Dans un communiqué, le Hamas a salué l’annonce de la Bolivie, exprimant sa "grande estime" pour la décision prise, et a exhorté les pays arabes ayant normalisé leurs relations avec Israël à faire de même.
Avant de rompre les relations diplomatiques, Luis Arce s’était entretenu le 31 octobre avec le représentant palestinien, Mahmoud Elalwani.
La Bolivie avait déjà rompu en 2009 ses relations diplomatiques avec Israël. L’ex-président de gauche Evo Morales souhaitait ainsi protester contre des attaques israéliennes dans la bande de Gaza.
Les liens diplomatiques avaient été rétablis en novembre 2019 par un gouvernement intérimaire de droite avant que Luis Arce, alors dauphin d’Evo Morales, ne remporte la présidentielle en 2020.
Evo Morales a jugé tardive la décision du gouvernement Luis Arce, estimant qu’elle avait été prise "sous la pression populaire" et après "que le régime israélien a assassiné plus de 8.500 personnes".
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