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Crise économique et financière internationale
7 janvier 2011, par

Le vice-Premier ministre chinois, Li Keqiang, en visite en Europe du 4 au 12 janvier, a l’intention d’acheter près de 6 milliards d’euros de dette espagnole, a indiqué la presse espagnole, de source gouvernementale madrilène. En Espagne, le vice-Premier ministre chinois a signé 7,5 milliards d’euros de contrats avec le pays hôte.
Désirant investir massivement en Europe, afin de liquider les bons du trésor américain, qui se révèlent être moins lucratifs avec la crise économique et financière internationale, la Chine a décidé d’acheter « autant de dette espagnole que de dette grecque et portugaise combinées, soit quelque 6 milliards d’euros ».
Soutenir l’Espagne face à la crise
Le rachat de la dette publique espagnole par les Chinois est une aubaine pour Madrid, qui paie chaque mois des taux d’intérêt plus élevés pour se financer. En décembre 2010, les obligations à 10 ans ont trouvé preneur à 5,49% et celles à 15 ans à 5,97%.
L’annonce d’un nouveau rachat de la dette espagnole a été confirmée par le vice-ministre chinois du Commerce, Gao Hucheng, qui a indiqué à l’Agence France Presse que la transaction se déciderait en fonction de la date et de la taille de l’émission d’obligation.
Soutenant les mesures adoptées par le gouvernement espagnol, Li Keqiang a assuré dans une tribune libre publiée mercredi 5 janvier dans “El Pais” que la Chine avait « la ferme conviction que le pays parviendra à une reprise économique générale ». Durant la visite, les chefs d’entreprises chinois présents ont signé des contrats de coopération avec l’Espagne, pour un montant de 7,5 milliards de dollars, dans plusieurs secteurs de l’économie, dont le commerce, les télécommunications, l’énergie, le pétrole, le gaz et l’alimentation.
« Un geste positif » de la Chine
La Chine place ses excédents commerciaux à un taux rémunérateur, sans prendre de risques excessifs, car 4,1 millions d’Espagnols sont au chômage, et le pays est durement touché par la crise, a expliqué “Le Figaro”. La dette publique est à 57,7% du PIB, et Pékin détient actuellement 43 milliards de dette espagnole, soit 10% des titres en circulation, contre seulement 5 milliards il y a 2 ans. Pour cette année, les autorités chinoises n’ont pas indiqué le montant exact du rachat de la dette.
« Ce rapprochement économique est un geste positif. Mais il ne doit pas se faire au détriment des Droits de l’Homme ou de l’environnement », a estimé Richard Youngs, directeur exécutif du cercle de réflexion FIDE. Pour le moment, le souci premier du gouvernement espagnol n’est pas la question des Droits de l’Homme, mais de relancer son économie, et de permettre d’éviter une nouvelle faillite au pays. L’Espagne représente, pour le moment, 1% des investissements directs à l’étranger de la Chine.
Céline Tabou
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