Un triple anniversaire de portée mondiale
18 juillet, par4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
Adoption définitive d’une loi
14 avril, par

L’adoption par le Conseil de la Nation d’une loi criminalisant la colonisation française marque un tournant politique majeur en Algérie. Derrière ce texte, une exigence : faire reconnaître un crime historique trop longtemps minimisé. Si les réparations financières ont été écartées, la bataille mémorielle reste entière face à une ancienne puissance coloniale qui refuse toujours des excuses officielles.
L’Algérie franchit une nouvelle étape dans la reconquête de sa mémoire historique. Dimanche, le Conseil de la Nation, chambre haute du Parlement, a adopté à son tour la loi criminalisant la colonisation française (1830-1962), validant ainsi un texte déjà approuvé à l’unanimité par l’Assemblée populaire nationale un mois plus tôt. Ce vote vient consacrer une volonté politique forte : inscrire dans le droit ce que des générations d’Algériens ont vécu dans leur chair.
Pour les autorités, cette loi constitue « un pas pour préserver la mémoire nationale et honorer les sacrifices » du peuple algérien. Mais au-delà des mots officiels, c’est bien une bataille politique et symbolique qui se joue. Il s’agit de nommer la colonisation pour ce qu’elle fut — un système de domination, de spoliation et de violence.
Initialement, le texte adopté en décembre 2025 par la chambre basse allait plus loin. Il appelait explicitement la France à présenter des excuses officielles et affirmait le droit de l’Algérie à des réparations.
Une commission mixte a alors été chargée d’harmoniser les positions des deux chambres. Le texte final abandonne les exigences de réparations globales et d’excuses formelles, tout en conservant des dispositions concernant les victimes des essais nucléaires français dans le Sahara — un dossier toujours brûlant, symbole des crimes restés impunis.
Ce recul apparent ne doit pas masquer l’essentiel : l’Algérie exige désormais une reconnaissance claire des crimes coloniaux. Une ligne que le président de l’Algérie, Abdelmadjid Tebboune, assume pleinement, préférant la vérité historique à une compensation monétaire jugée insuffisante face à l’ampleur des souffrances.
En face, la France reste enfermée dans ses contradictions. En 2021, Emmanuel Macron avait qualifié la colonisation de « crime contre l’humanité », une déclaration forte mais sans lendemain politique. Aucune excuse officielle n’a suivi, aucun geste à la hauteur des attentes algériennes.
M.M.
4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
Mézami na pwin lontan mwin té apré rogard bann nouvèl lafrik… La politik biensir, la pé, la guèr, lékonomi é mwin la antann in konvèrssassion rant (…)
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