Madagascar

La filière café de la Grande Île en difficulté

Selon le Document de stratégie pour la réduction de la pauvreté

7 avril 2003

Le café, qui est classé deuxième produit d’exportation de Madagascar, est en difficulté, après le désintérêt du gouvernement pour la relance de cette filière, révèle le Document de stratégie pour la réduction de la pauvreté (DSRP).
Le président du Comité national de commercialisation du café de Madagascar, Bernard Ravelomanantsoa, qui s’adressait à la presse samedi à Antananarivo, a confirmé que la production de cette année diminuera.

Plusieurs facteurs sont à la base de la situation de la production du café malgache, à savoir le faible rendement des caféiers, la mauvaise qualité des produits et la guerre des prix entre producteurs et exportateurs. La culture du café qui fait vivre plus de 50.000 familles malgaches, n’est pas mentionnée dans le DSRP comme contribuant à la lutte contre la pauvreté, alors qu’en 2002, plus de 8.000 tonnes du produit ont été exportées vers l’Europe.

Aucune politique d’amélioration de la culture n’a été faite au niveau des paysans producteurs de café, alors que les plants vieillissent et les sols se fatiguent.
Le prix aux producteurs est fixé à 3.000 Francs malgaches le kilogramme (0,51 dollar américain), et le cours mondial tourne autour de 26 cents la livre. Pour la relance, le Comité national de commercialisation du café est à la recherche de solutions pour mettre en oeuvre une politique des projets pilotes dans les régions productrices, notamment sur la Côte Est, dans le Nord-Est et le Sud-Est de la Grande Île. Les ressources du STABEX (un mécanisme de financement compensatoire pour stabiliser les recettes d’exportation des pays du Sud), dans le cadre de l’Union européenne (UE), serviront à financer cette nouvelle politique de mise en valeur du café robusta, indique-t-on.


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