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La dette dans le débat
14 février 2015, par

Le premier sommet européen du nouveau Premier ministre grec, Alexis Tsipras, aura été tendu, ce jeudi 12 février. En effet, la question de la dette de son pays s’est invitée dans les débats, mettant en exergue la confrontation entre son gouvernement et les Allemands, fervents partisans de l’austérité.
À son arrivée, le leader de Syriza, parti anti-austérité, a assuré qu’il était venu « convaincu que tous ensemble, nous pouvons trouver une solution viable pour soigner les blessures causées par l’austérité, pour faire face à la crise humanitaire dans l’Union européenne et pour ramener l’Europe sur la voie de la croissance et de la cohésion sociale ».
Une position difficile à défendre dans une institution qui a fait de l’austérité les conditions d’aide financière et de soutien politique et économique. Cependant, le gouvernement grec reste ferme sur ses positions, assurant ne pas vouloir d’extension de son programme d’aide qui le contraint à des exigences réformistes imposées par la troïka (Fonds monétaire international, Commission européenne et Banque centrale européenne.
« Au cours des cinq dernières années, nous avons fait tout ce que nous pouvions pour garder la Grèce dans la zone euro, et nous continuerons, mais les engagements sont les engagements et nous devons nous y tenir », a expliqué le chef du gouvernement finlandais Alexander Stubb.
Une position partagée par la majeure partie des dirigeants européens qui veulent « trouver un accord de transition qui permettrait à la Grèce de se financer au-delà du 28 février », a expliqué le spécialiste des affaires européennes, Janis Emmanouilidis, à la chaîne européenne, Euronews.
Ce dernier est certain qu’un compromis devrait être signé, mais « ce ne sera pas le compromis final, parce que beaucoup de choses doivent être résolues. Il faut gagner du temps pour pouvoir discuter de tous les aspects techniques et cette période de transition durera sans doute jusqu‘à la période estivale ».
Un compromis également évoqué par la chancelière allemande, Angela Merkel, qui a assuré que « l’Europe est toujours orientée vers des compromis, les compromis sont faits si on y trouve son avantage, et l’Allemagne y est prête ». « Nous avons encore quelques jours devant nous », a-t-elle souligné.
Le porte-parole du gouvernement grec, Gabriel Sakellaridis, a indiqué que « l’objectif (de ces réunions – ndlr) est de finaliser une proposition qui sera soumise au groupe de travail Eurogroupe lundi à midi, puis à l’Eurogroupe dans l’après-midi pour trouver une solution ». Alexis Tsipras a jusqu’à lundi 16 février pour proposer un plan. Accompagné de ses représentants du conseil économique et de conseillers de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), il va devoir lister les réformes que son gouvernement devra mettre en place dans le cadre du « plan de financement relais » de six mois qu’il souhaite obtenir lundi à Bruxelles.
Les représentants grecs devront également convaincre par une liste des réformes restant à accomplir dans le cadre du précédent plan d’aide, dont les créanciers veulent l’extension en l’état au-delà du 28 février. Toutefois, l’Allemagne a martelé que « la seule voie possible est une extension du programme » d’aide actuel.
D’après le quotidien Le Monde, depuis plusieurs jours un compromis est évoqué permettant à la Grèce de revenir sur environ 30 % des mesures prévues par ce plan. Une posture préférée par les Grecs, car ils pourront supprimer les mesures les plus marquées par l’austérité comme la refonte de la législation des licenciements collectifs, les nouvelles baisses des retraites, les licenciements dans la fonction publique, les coupures d’électricité, etc. La situation devrait s’éclaircir lundi, dans la Grèce comme l’Allemagne ne veulent pas aller vers une confrontation.
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