Un triple anniversaire de portée mondiale
18 juillet, par4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
Nouvel acte de piraterie des soldats de Trump : un deuxième pétrolier attaqué dans l’océan Indien
17 février, par

L’arraisonnement répété de pétroliers par les États-Unis dans l’océan Indien marque une escalade inquiétante. Cette militarisation des routes maritimes menace directement La Réunion, dont la survie dépend des importations transitant par ces eaux désormais transformées en zone de guerre américaine.
La guerre lancée par Donald Trump ne se limite plus aux Caraïbes ni au Venezuela. Elle s’étend désormais jusqu’au cœur de l’océan Indien. L’interception d’un second pétrolier, traqué sur des milliers de kilomètres, confirme une volonté claire : imposer un contrôle militaire global des routes maritimes. Le Pentagone lui-même l’affirme : « La distance ne vous protège pas ». Cette phrase résonne comme une menace directe pour toutes les régions traversées par ces routes vitales.
Pour La Réunion, les conséquences sont potentiellement graves. Notre île dépend des importations venues d’Europe et d’Asie : carburants, produits alimentaires, médicaments, équipements. Toutes transitent par ces voies maritimes stratégiques. Si ces routes deviennent des zones d’interception, de blocus ou de confrontation, c’est notre sécurité économique et sociale qui vacille.
Il ne s’agit pas d’un risque abstrait. La militarisation des mers entraîne toujours son lot d’incertitudes : retards, hausse des coûts, augmentation des primes d’assurance, perturbation des chaînes d’approvisionnement. À terme, ce sont les prix qui augmentent, les pénuries qui menacent, et les populations qui paient le prix de décisions prises loin de leurs réalités.
Cette logique transforme un espace de commerce en zone de domination. Les navires civils deviennent des cibles potentielles. Les routes qui relient La Réunion à l’Europe deviennent des corridors sous surveillance militaire étrangère. Notre dépendance maritime devient alors une vulnérabilité stratégique.
Les peuples de l’océan Indien ont toujours fait de cette mer un espace d’échanges, pas un théâtre de guerre. Ils n’ont ni déclaré ces conflits ni choisi d’en subir les conséquences. Pourtant, aujourd’hui, leurs routes vitales sont menacées par des démonstrations de force qui ne servent ni la paix ni la stabilité.
La Réunion ne peut rester indifférente. Ce qui se joue ici, c’est notre sécurité, notre économie et notre avenir. L’océan Indien doit rester un espace de paix. Ceux qui veulent imposer leur loi par la force doivent comprendre une chose : nos mers ne sont pas leur terrain de jeu.
M.M.
4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
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