Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
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Que vient faire le président français en Arabie Saoudite ?
4 décembre 2024, par

Décidément, Emmanuel Macron continue son offensive pour tenter de sauver son ami Netanyahu, du désastre. Il s’est envolé pour Riyad, capitale de l’Arabie Saoudite, semblant ignorer la vague de fond qui emportera son gouvernement.
Netanyahu est poursuivi par la CPI pour les crimes commis à Gaza. Les faits sont connus et la condamnation est amplement justifiée. En complicité, les États-Unis et la France lui ont livré des armes. Cependant, malgré le massacre des Palestiniens, l’enfant chéri de « la démocratie et du monde libre au Moyen-Orient » n’a pas atteint ses objectifs. Le Hamas n’est pas éradiqué et les otages ne sont pas tous libérés. Puis, ils se sont attaqués au Hezbollah au Liban, violation de l’intégrité d’un pays souverain. Malgré l’assassinat de ses dirigeants, le Hezbollah résiste, bombarde Israël et sème la panique dans une population peu habituée à vivre quotidiennement aux alertes des sirènes. L’économie est au plus bas. Les dissensions au sommet de l’État sont si graves qu’elles ont conduit au limogeage du ministre de la Défense. Lui aussi, est sous le coup des poursuites de la CPI.
Israël a besoin de renouer avec certains pays arabes pour se sortir d’affaires. Les Accords d’Abraham conclus du temps de Trump et des pays hostiles à l’Iran sont devenus caducs face aux massacres des Palestiniens. La diplomatie chinoise a permis la réconciliation entre l’Iran et l’Arabie saoudite. Désormais, Israël est isolée et ne dispose d’aucune porte de sortie politique à offrir à ses voisins. Sous couvert de visite d’État, Macron a recueilli le point de vue de son interlocuteur et en parlera avec Trump. Son invitation aux cérémonies de Notre-Dame de Paris sert de couverture. Un tel déplacement à l’étranger avant son investiture pourrait signifier que Macron a fait un « good job ». En tout cas, la décision a été prise avant-hier soir, à la suite d’un appel téléphonique du Français qui a besoin de crédibilité actuellement.
En effet, pour paraphraser Jacques Chirac au sommet de la Terre, à Johannesburg, en 2002, on peut dire de Macron : la maison brûle et il regarde ailleurs. Il a échappé à la démission après la défaite électorale personnelle. Barnier a servi de fusible pendant que les vainqueurs se sont fourvoyés dans la recherche d’un strapontin d’un Premier ministre. Or, majoritairement, le peuple français pousse au dégagement, même avec le RN. C’est la vague de fond qui mettra fin, avant terme, au règne chaotique de Macron.
Ary Yee-Chong-Tchi-Kan
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