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Vague d’hommages dans le monde entier
9 septembre 2022
La reine Elizabeth II, monarque la plus célèbre de la planète, est décédée le 8 septembre à 96 ans dans son château écossais de Balmoral, sa famille à ses côtés, et son fils le prince Charles lui succède automatiquement. Il est ainsi devenu sa majesté le roi Charles III.
Le pape François s’est dit « profondément attristé » jeudi par la mort d’Elizabeth II, rendant hommage « à sa vie de service indéfectible » et « son exemple de dévouement au devoir ». Dans un télégramme adressé au nouveau roi, le souverain pontife a présenté ses « sincères condoléances » à la famille royale et à la population britannique et assuré Charles III de sa prière.
La mort d’Elizabeth II, "une reine de coeur" dont "la dignité" et "le sens du devoir inaltérable" a suscité une vagues d’hommages unanimes.
La souveraine britannique, qui a fêté en février ses 70 ans de règne, "semblait si éternelle et merveilleuse que je crains que nous en étions arrivés à croire, comme des enfants, qu’elle continuerait, encore et encore", a écrit M. Johnson.
"Les vagues de chagrin déferlent sur le monde depuis Balmoral - où nos pensées accompagnent la famille royale - et s’écrasent loin des frontières de ce pays, comme à travers les nations du Commonwealth qu’elle chérissait tellement et dont elle était aimée en retour".
"C’est seulement lorsque nous sommes confrontés à la réalité de la perte que nous comprenons réellement ce que nous avons perdu", a poursuivi l’ex-Premier ministre britannique. "C’est maintenant que nous saisissons combien elle comptait pour nous, combien elle a oeuvré pour nous, combien elle nous a aimés", a-t-il poursuivi, soulignant la "profonde sagesse" d’Elizabeth II et son "infatigable bien que discret sens du devoir".
Des milliers de personnes se sont rassemblées devant le Palais de Buckingham après l’annonce du décès de la reine Elizabeth II. La foule affluait également devant les autres résidences royales, notamment à Windsor. Des fleurs étaient aussi déposées devant le château de Balmoral. La résidence écossaise officielle de la famille royale, Holyroodhouse à Edimbourgh, était également en train d’être fleurie.
Mais c’est devant le Palais de Buckingham, à Londres, que la foule était la plus nombreuse, chantant l’hymne national devant les portes du palais alors que le drapeau était en berne, selon The Guardian.
Adressant "leurs pensées" à la famille royale et à son peuple, chefs d’Etat ou de gouvernement se sont dits personnellement affectés par le décès de la souveraine qui, en 70 ans de règne, a rencontré quasiment tous les grands responsables de la planète.
Minute de silence à l’ONU, tour Eiffel privée de ses lumières, drapeaux en berne sur la Maison Blanche mais aussi dans le sultanat d’Oman, jours de deuil au Brésil, en Jordanie ou à Cuba, les marques de respect se sont multipliées aux quatre coins du globe.
Le président américain Joe Biden a salué "une femme d’Etat d’une dignité et d’une constance incomparables". Elizabeth II était "plus qu’une monarque. Elle incarnait une époque", a ajouté le président américain. Son règne est défini par la "grâce, l’élégance et un sens du devoir inaltérable", a renchéri l’ex-locataire de la Maison Blanche Barack Obama.
Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a lui aussi noté "la grâce, la dignité et le dévouement" d’Elizabeth II. "Il n’y a pas de mots pour rendre hommage, même partiellement, à l’importance primordiale de cette reine, à son sens du devoir, à son intégrité morale, à son dévouement et à sa dignité", selon l’ancienne chancelière allemande Angela Merkel.
De son côté, le président russe Vladimir Poutine, a déclaré que "pendant de nombreuses décennies, Elizabeth II jouissait à juste titre de l’amour et du respect de ses sujets, ainsi que d’une autorité sur la scène mondiale". "Les événements les plus importants de l’histoire récente du Royaume-Uni sont inextricablement liés au nom de sa Majesté", a indiqué le président russe, en adressant ses condoléances à Charles III. "Je vous souhaite du courage et de la résilience face à cette perte difficile et irréparable. Je vous prie de transmettre mes paroles de sympathie et de soutien sincères aux membres de la famille royale et à tout le peuple britannique", a affirmé Vladimir Poutine.
Faisant part de "sa profonde tristesse", le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déploré "une perte irréparable".
"Je garde le souvenir d’une amie de la France, une reine de coeur qui a marqué à jamais son pays et son siècle", a réagi le président français Emmanuel Macron.
Elle était aussi "une amie remarquable de l’Irlande", selon son président Michael D. Higgins, mais aussi "une présence constante" dans la vie des Canadiens qui la "chériront toujours", d’après le Premier ministre Justin Trudeau.
En Inde, le Premier ministre Narendra Modi s’est également dit "peiné par sa disparition". Le gouvernement argentin a exprimé son "chagrin", les présidents turc Recep Tayyip Erdogan et cubain Miguel Diaz-Canel leur "tristesse".
"Elle nous manquera terriblement", a prédit la reine du Danemark Margrethe II.
Le roi des Belges Philippe et son épouse ont rendu hommage à "une monarque d’exception qui a profondément marqué l’Histoire". Tandis que le roi d’Espagne Felipe VI a dit qu’elle avait "écrit les chapitres les plus pertinents de l’Histoire" ces sept dernières décennies.
La reine Elizabeth II a symbolisé "la réconciliation" avec l’Allemagne, contribuant à "panser les plaies" de la Seconde guerre mondiale, selon le chef de l’Etat allemand Frank-Walter Steinmeier.
Pour le Premier ministre japonais Fumio Kishida, la disparition de cette souveraine, qui a "joué un rôle extrêmement important pour la paix et la stabilité mondiales", est une "grande perte" pour la communauté internationale.
Sa mort laisse un immense vide dont le souvenir "restera gravé en lettres d’or dans les annales de l’histoire mondiale", pour le président du Pakistan Arif Alvi. D’autant que "sa vie et son héritage resteront gravés dans les mémoires à travers le monde", a érit le président sud-africain Cyril Ramaphosa.
La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a salué en Elizabeth II "un modèle de continuité", "dont le calme et le dévouement ont donné de la force à beaucoup".
"Tout au long de sa riche carrière, elle a été une source d’inspiration et de noblesse", a renchéri l’émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani. Pour le Premier ministre israélien Yaïr Lapid, cette "figure exceptionnelle" "symbolisait la dévotion et l’amour pour sa patrie".
L’« Opération London Bridge » anticipedepuis des années la mort de la reine et les jours qui suivront. Mais elle va devoir être adaptée après le décès de la monarque le 8 septembre en Écosse, loin de la capitale britannique. Une autre procédure, l’« Opération Unicorn » (Opération licorne), qui va être suivie dans les jours à venir.
Avant même l’annonce de son décès et alors que les médecins royaux avaient fait part de leurs préoccupations concernant l’état de santé de la monarque, certains aspects de l’opération London Bridge avaient déjà été activés.
Parmi lesquels, les présentateurs de la BBC avaient tous revêtu leur costume et cravate noirs de rigueur. Selon les médias écossais, l’expression « Opération Unicorn » pour organiser un décès royal en Écosse a été utilisée pour la première fois au Parlement en 2017 afin d’anticiper la foule du monde entier qui devrait se précipiter dans la nation britannique.
La licorne est un symbole de l’Écosse et figure sur le blason écossais, avec le lion anglais. Dans la foulée, le prince William, et son épouse, la princesse Kate, recevront de nouveaux titres.
Alors que l’ancien prince héritier Charles est le nouveau roi, le prince William devient, de facto, le nouvel héritier du trône. En plus d’être duc de Cambridge, William est également devenu duc de Cornouailles, comte de Chester et duc de Rothesay.
La princesse Kate hérite, elle, des versions féminines de ces mêmes titres. Le nom de leur compte Instagram a d’ailleurs déjà été changé en "Duc et Duchesse de Cornouailles et Cambridge". Le prince William pourrait aussi devenir prochainement prince de Galles. Un titre qui est traditionnellement un cadeau du monarque.
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