Monde

« La vie est un combat »

Alon filozofé ... ! *

Roger Orlu / 6 avril 2007

La philosophie doit être au service d’une vie personnelle et collective meilleure sinon au service du meilleur des mondes. Or la vie - celle que nous menons chaque jour, comme celle que nous voulons changer - est faite notamment de mille difficultés de toutes sortes et de milliers d’obstacles en tous genres à surmonter. D’où cette expression, que l’on retrouve dans les dictons de tous les peuples : « la vie est un combat ».
Mais comment gagner ce combat ? Et à quoi doit-il servir ?

En plus d’une bonne santé - physique et mentale - et de connaissances suffisantes, au moins deux autres conditions doivent être remplies si nous voulons être armés pour livrer le combat de la vie le mieux possible jusqu’à son terme, en remportant le maximum de succès et sans trop de souffrances.
Premièrement, nous avons besoin d’amitiés, d’amours, de tendresses, de liens sociaux, de solidarités et autres liens affectifs, qui font que nous avons davantage confiance en nous-mêmes. Ce soutien psychologique ne peut que renforcer notre détermination à affronter les épreuves de l’existence.
Deuxièmement, outre des moyens de vivre, nous avons besoin de raisons de vivre, sinon la vie est très difficile. Autrement dit, il faut que notre vie ait un sens. À savoir : une direction et une signification.
C’est-à-dire :

- En direction de quoi vivons-nous ou voulons-nous vivre ? Vers quel objectif, quel projet ? Et en direction de qui, au service de qui ?

- Que signifie notre existence ? C’est-à-dire, quels signaux notre vie donne-t-elle aux autres ? Quels repères avons-nous et quelles valeurs défendons-nous ?

Rappelons que depuis le début de ce billet, lorsqu’on parle de la vie, il s’agit aussi bien de notre vie individuelle que collective. Quand nous parlons du “sens de la vie”, cela concerne donc aussi bien notre personne que notre vivre ensemble, du plan local au niveau planétaire.
Du coup, on comprend mieux l’importance de la philosophie dans notre vie, tant pour le bonheur de chacun(e) d’entre nous que pour la bonne marche de nos sociétés. En effet, de nombreux philosophes, depuis l’antiquité et sur tous les continents, ont posé cette question du sens. Même si la philosophie ne se réduit pas à cela.
En outre, ce n’est pas seulement une question théorique. Elle porte également sur nos pratiques : que faisons-nous avec les autres pour que le combat de notre vie ait un sens humain ?

Roger Orlu

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