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Antonio Guterres appelle Israël à respecter de droit international
8 juillet 2023, par

Antonio Guterres appelle Israël à se conformer à ses obligations en vertu du droit international ainsi qu’à respecter et préserver la vie humaine, suite notamment après le rapport de l’envoyé de la Palestine auprès de l’ONU qui atteste que la communauté internationale ne peut pas agir comme si tout était normal après le raid.
Le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a condamné le 6 juillet les autorités israéliennes pour leur usage excessif de la force lors d’un raid sur le camp de réfugiés de Jénine, en Cisjordanie occupée.
Au moins douze Palestiniens ont été tués au cours de l’opération, menée depuis le 5 juillet, parmi lesquels cinq enfants. En outre, plus de 4000 personnes ont été contraintes de fuir. Des maisons, des immeubles et d’autres infrastructures ont été endommagés, voir détruits.
Antonio Guterres s’est dit troublé par les informations en provenance de Jénine : « Je condamne fermement tous les actes de violence contre les civils, y compris les actes de terreur. Les frappes aériennes et les opérations terrestres menées par Israël dans un camp de réfugiés surpeuplé constituent les pires violences commises en Cisjordanie depuis de nombreuses années. »
Lorsqu’un journaliste lui a demandé si sa position s’appliquait explicitement à Israël et à ses actions, il a répondu : « Elle s’applique à l’usage excessif de la force et, dans ce cas précis, les forces israéliennes y ont manifestement recouru. »
« J’appelle une fois de plus Israël à respecter ses obligations en vertu du droit international, ce qui comprend le devoir de faire preuve de retenue, de n’utiliser que la force proportionnelle, ainsi que celui de minimiser les dommages et les blessures, de respecter et de préserver la vie humaine », a ajouté le patron de l’ONU.
Antonio Guterres a également déclaré que « le recours aux frappes aériennes est incompatible avec les opérations de maintien de l’ordre. Je rappelle également à Israël, en tant que puissance occupante, qu’il a la responsabilité de veiller à ce que la population soit protégée contre tous les actes de violence ».
Comprenant « les préoccupations légitimes d’Israël concernant sa sécurité », il a souligné que « l’escalade n’est pas la solution, car elle ne fait que renforcer la radicalisation et conduit à un cycle de violence et d’effusion de sang de plus en plus profond ».
« Rétablir l’espoir du peuple palestinien dans un processus politique significatif aboutissant à une solution à deux États et à la fin de l’occupation est une contribution essentielle d’Israël à sa propre sécurité », a souligné ce dernier.
Le 5 juillet, l’ambassadeur de Palestine auprès des Nations unies, Riyad Mansour, a exhorté la communauté internationale à ne pas agir comme si de rien n’était après l’assaut de Jénine.
Interrogé par Arab News à New York, il a déclaré qu’il attendait « des mesures pratiques, des choses différentes des positions habituelles récurrentes, de la convocation de réunions et de la publication de déclarations. Nous avons besoin de mesures tangibles ».
Les appels de Riyad Mansour en faveur d’une action significative ont été lancés au cours d’une série d’activités diplomatiques qu’il a initiées aux Nations Unies. Il s’agit notamment de réunions avec le secrétaire général, le président du Conseil de sécurité et un groupe d’ambassadeurs arabes, dont ceux du Yémen, du Liban et de la Ligue arabe.
Antonio Guterres a lui déclaré qu’il n’était « pas réaliste de penser qu’une force militaire puisse être envoyée en Israël. Je ne pense pas que le gouvernement israélien consentirait à cette éventualité. Mais je pense que nous devons trouver des mécanismes pour permettre la protection des civils dans ces circonstances dramatiques ».
Les experts des droits de l’homme des Nations unies ont déclaré le 5 juillet que les actions d’Israël à Jénine représentaient « des violations flagrantes du droit international et des normes relatives à l’usage de la force », et qu’elles pouvaient constituer un « crime de guerre ».
Au cours du raid, qui a été décrit comme l’assaut le plus violent depuis la destruction du camp de Jénine, en 2002, les équipes d’ambulanciers se seraient vu refuser l’accès, empêchant ainsi les blessés de recevoir une assistance médicale. Or "toutes les personnes blessées doivent avoir accès à des soins médicaux", a déclaré Antonio Guterres, qui a demandé que les travailleurs humanitaires soient autorisés à atteindre tous ceux qui ont besoin d’aide.
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