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Constitution européenne
21 avril 2005

Dans un communiqué transmis à la presse par Christian Picard, secrétaire académique de l’UNATOS -FSU, l’organisation donne sa position face au projet de Traité constitutionnel. C’est le ’non’.
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Il y a lieu de faire un parallèle évident entre les mesures Chirac-Raffarin-Sarkozy-MEDEF et l’orientation globale du projet de Constitution européenne de Giscard d’Estaing. Il est faux de dire qu’il ne change rien aux précédents traités européens, ni qu’il n’est pas possible de le refuser sans produire un vide juridique ou une catastrophe politique.
Le projet soumis à référendum veut acter le même type de politique que celui qui s’attaque actuellement aux retraites, à la santé, aux services publics. Le congrès a travaillé à approfondir l’analyse sur l’orientation des articles de cette "constitution" afin de trouver les modes d’action et d’explication les plus efficaces appelant à s’opposer par le vote à un texte qui de plus serait inamendable sauf par accord unanime de tous les 25 États européens. Autant dire que le projet qui nous est proposé est d’approuver une politique libérale pour un temps très indéterminé, que Valery Giscard d’Estaing n’hésite pas à chiffrer dans une déclaration informelle en décennies, 50 ans pour être précis.
Le Congrès national de l’UNATOS-FSU, en se prononçant pour le “non” à la constitution européenne dit “non” aux services postaux assurés sur la base du bénévolat par l’alimentation du village, ou à la restauration scolaire assurée industriellement par un groupe de restauration multinational, ou un service de nettoyage de nuit privé, ou... toute opération cassant l’emploi et la qualité des services, mettant en cause leur gratuité quand c’est le cas, augmentant son prix aux consommateurs les moins argentés, rejetant les coopérations sur la base des échanges entre les peuples : créant de fait la transformation des échanges en marchandisation des services au détriment de ceux qui n’auront pas les moyens ou auront du mal à les payer, c’est-à-dire au moins 80% de la population. En appliquant une politique de l’emploi qui conduit aux "délocalisations" dans l’industrie et le privé, et à la concentration pudiquement intitulée "mutualisation" dans le public.
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