Le sens des responsabilités
10 juin, parNote de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
ONU
16 décembre 2013

Le Conseil de sécurité a, jeudi dernier, réaffirmé sa volonté de trouver une solution aux problèmes d’ordre sécuritaire, politique, humanitaire, écologique et de développement de la région du Sahel, où continue de régner une « situation alarmante ». Voici un article de l’ONU sur le sujet, avec un intertitre de “Témoignages”.
Dans une déclaration présidentielle lue par son Président pour le mois de décembre, l’Ambassadeur Gérard Araud, de la France, le Conseil prie, à cet effet, le Secrétaire général d’œuvrer rapidement à la mise en œuvre effective de la Stratégie intégrée de l’ONU pour le Sahel.
M. Romano Prodi, qui s’exprimait pour la dernière fois en tant qu’Envoyé spécial du Secrétaire général pour le Sahel, a insisté sur les progrès enregistrés dans la mise en œuvre de cette Stratégie, depuis sa présentation au Conseil en juin dernier. Il a en particulier invité la communauté internationale à maintenir son attention sur la région du Sahel, car, a-t-il prévenu, « cette attention est en déclin ». Il a émis la crainte que la mise en œuvre de la Stratégie intégrée puisse souffrir du fait que la crise dans la région soit en concurrence avec d’autres crises ailleurs dans le monde.
Le Conseil de sécurité juge important de susciter l’appropriation nationale et régionale de la Stratégie intégrée des Nations Unies pour le Sahel et d’en assurer la mise en œuvre en étroite consultation avec les États du Sahel, de l’Afrique de l’Ouest et du Maghreb, et avec les donateurs et partenaires régionaux et multilatéraux. Les entités des Nations Unies qui concourent à la mise en œuvre de la Stratégie sont, pour leur part, priées de coordonner leurs actions de manière à optimiser les synergies.
Pour rappel, cette Stratégie intégrée, demandée par le Conseil dans sa résolution 2056 (2012), est basée sur la bonne gouvernance dans l’ensemble de la région, des mécanismes de sécurité nationaux et régionaux capables de faire face aux menaces transfrontières, et l’intégration des plans humanitaires et de développement afin d’assurer la résilience à long terme.
Ouvrant la réunion, le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, est revenu sur la visite qu’il a effectuée du 4 au 7 novembre au Mali, au Niger, au Tchad et au Burkina Faso, aux côtés du Président de la Banque mondiale, M. Jim Yong Kim, et de hauts responsables de l’Union africaine et de l’Union européenne. Le Président de la Banque mondiale s’est exprimé, aujourd’hui (12 décembre-NDLR) devant le Conseil, par vidéoconférence depuis Washington D.C.
« Une première enveloppe de 1,2 milliard de dollars aux efforts de développement de la région »
Le Secrétaire général a rappelé qu’à Bamako, première étape de sa visite, les responsables des organisations internationales et les dirigeants africains ont promis d’améliorer leur coopération dans le cadre de la Stratégie intégrée. « L’immensité de la région et la porosité des frontières signifient que ces défis ne pourront être relevés que si les pays de la région travaillent ensemble », a affirmé M. Ban.
Qualifiant la visite du mois dernier « d’historique », le Président de la Banque mondiale a, pour sa part, confirmé l’allocation d’une première enveloppe de 1,2 milliard de dollars aux efforts de développement de la région. « Cette aide servira de premier filet de sécurité pour venir en aide aux ménages », a-t-il précisé.
Détaillant les progrès enregistrés dans la mise en œuvre des trois piliers de la Stratégie, M. Prodi a précisé qu’il avait axé les efforts sur le renforcement des capacités en vue d’assurer plus efficacement les services de base et l’appui aux processus électoraux. Au titre du renforcement des mécanismes sécuritaires, l’Envoyé spécial a assuré que la mise en œuvre des activités pour une gestion intégrée des frontières et la prévention de l’idéologie violente avaient démarré. La plateforme de coordination, adoptée à Bamako dans le cadre de la Stratégie intégrée, devrait être élargie aux pays voisins, notamment le Maroc, l’Algérie, le Sénégal et surtout la Libye, a-t-il préconisé.
« La situation en Libye a un impact sur toute la région », a-t-il expliqué.
Enfin, en ce qui concerne le troisième pilier, M. Prodi a indiqué que des interventions avaient été définies pour améliorer la résilience dans sept pays de la région sahélienne. « Des lacunes ont été identifiées dans les domaines de la micro-assurance et de l’autonomisation des communautés pastorales », a-t-il conclu.
Comme le souligne la déclaration présidentielle, le Secrétaire général devra présenter au Conseil de sécurité le rapport sur l’état d’avancement de la mise en œuvre de la Stratégie intégrée des Nations Unies pour le Sahel le 30 juin 2014 au plus tard. La situation au Mali a été abordée par la plupart des intervenants. Tandis que l’Envoyé spécial a salué les progrès accomplis depuis l’opération française dans ce pays, le Secrétaire général a déploré que le processus politique entre le gouvernement malien et les groupes armés ait été retardé. « Nous devons continuer de renforcer la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) », a-t-il préconisé.
Note de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
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