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4 juin, parNos peines
Réunion extraordinaire aujourd’hui à Bruxelles
22 juin 2015

La Grèce va-t-elle abandonner l’euro ? Cette question est constamment répétée depuis des semaines car le gouvernement grec veut respecter la parole que Syriza a donnée au peuple grec qui l’a élu. C’est pourquoi il préfère payer les retraites plutôt que de rembourser un emprunt qui a servi à renflouer les banques. Aujourd’hui a lieu une importante réunion à ce sujet. Dans un article publié hier, l’Humanité rappelle la position du gouvernement grec.
La chancelière allemande Angela Merkel devra faire un « choix difficile », lundi à Bruxelles, lors du sommet extraordinaire de la zone euro, souligne le ministre grec des Finances Yanis Varoufakis dans un entretien publié samedi dans la presse allemande, laissant entendre que la balle est dans le camp de Berlin.
Alors que les responsables européens assurent que la balle est dans le camp d’Athènes avant le rendez-vous crucial à Bruxelles lundi lors du sommet européen, Yanis Varoufakis appelle la dirigeante allemande, en première ligne dans les négociations, à prendre ses responsabilités. Dans un entretien publié samedi dans le journal allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ), le ministre grec des Finances laisse entendre que la balle est dans le camp de Berlin.
« Lundi, la chancelière allemande sera face à un choix difficile : conclure un accord honorable avec un gouvernement qui s’oppose au “renflouement” et recherche une solution négociée qui mette fin une fois pour toute à la crise grecque, ou prêter l’oreille aux sirènes qui, au sein de son gouvernement, l’encouragent à passer par dessus bord le seul gouvernement grec ayant des principes et qui puisse conduire le peuple grec sur la voie de véritables réformes. « Ce choix, j’en ai bien peur, c’est à elle de le faire. »
Le gouvernement d’Alexis Tsipras estime avoir déjà fait de nombreuses concessions et présenté un catalogue cohérent de réduction des dépenses, hausse des recettes et réformes structurelles, mais un proche du Premier ministre n’a pas exclu samedi de nouveaux ajustements, après une semaine où les épargnants grecs ont accéléré leurs retraits bancaires. « Nous allons tenter de compléter notre proposition pour nous rapprocher d’une solution », a déclaré sur la chaîne Mega le ministre d’Etat Alekos Flambouraris. « Quelques concessions » sont encore possibles si deux conditions “indispensables” sont acceptées par les créanciers : « un assouplissement budgétaire » et une restructuration de la dette.
« Nous de notre côté, viendrons à Bruxelles avec l’intention de parvenir à un nouveau compromis, tant que l’on ne nous demande pas de faire ce qu’ont fait les gouvernements précédents : accepter des nouvelles dettes à des conditions qui laissent peu d’espoir que la Grèce remboursera », ajoute Yanis Varoufakis, sans préciser les points de compromis possibles.
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