Face au projet de recolonisation du pays par le régime de Washington

Le Mexique, l’Espagne et le Brésil rassemblés pour soutenir Cuba

20 avril, par Manuel Marchal

Le Mexique, l’Espagne et le Brésil, dirigés par Claudia Sheinbaum, Pedro Sanchez et Luiz Inacio Lula da Silva, appellent à respecter la souveraineté de Cuba et à renforcer l’aide humanitaire. Ils dénoncent implicitement la pression des États-Unis de Donald Trump et affirment que les Cubains doivent décider de leur avenir.

Le Mexique, l’Espagne et le Brésil ont lancé un appel commun en faveur du respect de la souveraineté de Cuba, tout en annonçant une augmentation de leur aide humanitaire à l’île. Réunis à Barcelone lors d’un sommet de dirigeants progressistes, les trois pays ont exprimé leur « grande préoccupation » face à la crise humanitaire qui affecte la population cubaine.

Trump visé

Dans une déclaration conjointe, la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum, le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez et le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva ont souligné leur volonté de coordonner leurs efforts afin d’atténuer les souffrances du peuple cubain. Ils ont insisté sur le fait que toute solution durable devait respecter le droit international, notamment les principes de souveraineté, d’intégrité territoriale et de règlement pacifique des différends.
Sans mentionner explicitement les États-Unis, les trois dirigeants ont clairement visé la politique de pression exercée par le président Donald Trump. Depuis plusieurs mois, Washington a renforcé ses sanctions contre Cuba, notamment en restreignant les livraisons de pétrole en provenance du Venezuela et en menaçant de sanctions les pays qui continueraient à approvisionner l’île. Ces mesures ont aggravé les pénuries de carburant et provoqué des coupures d’électricité, accentuant les difficultés du quotidien pour les Cubains.

La coopération face à l’impérialisme

Les signataires ont rappelé que l’avenir de Cuba devait être décidé « en toute liberté » par son propre peuple. Ce message s’inscrit dans une défense plus large du multilatéralisme et du respect des règles internationales, mise en avant lors du sommet de Barcelone.
De son côté, le président cubain Miguel Diaz-Canel a récemment évoqué un contexte « extrêmement difficile », appelant son pays à se préparer à d’éventuelles menaces, y compris militaires. Parallèlement, Donald Trump a laissé entendre que Cuba pourrait devenir une nouvelle cible de la sa guerre, alimentant les tensions.
Dans ce contexte, l’initiative conjointe du Mexique, de l’Espagne et du Brésil apparaît comme une tentative de rééquilibrer les rapports de force, en plaidant pour une approche fondée sur le dialogue, la coopération et le respect de la souveraineté nationale.

M.M.

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