Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
23.000 fonctionnaires au chômage technique, un État en cessation de paiement
20 juillet 2011, par

Le Minnesota, grand comme la moitié de la France a vu certaines de ses administrations fermées par son gouverneur Mark Dayton. Les divisions entre les Républicains et Démocrates sur le type d’économie à mettre en place n’aident pas l’État à pallier les 5 milliards de dollars qui manquent.
23.000 fonctionnaires ont été renvoyés, les parcs nationaux et centres d’hébergement d’urgence ont été fermés et l’ancienne maison du gouverneur a été incendiée. Le Minnesota n’a pas pu éviter un "shutdown", le 1er juillet. Le gouverneur démocrate Mark Dayton et les républicains qui contrôlent le Parlement local ne sont pas parvenus à se mettre d’accord sur le budget de l’État.
Protéger les riches
Afin de réduire de 5 milliards de dollars le déficit budgétaire de l’État, le gouverneur démocrate du Minnesota avait proposé d’augmenter les impôts des 7.000 contribuables qui gagnent plus d’un million de dollars par an. Mais, les élus républicains s’y sont fermement opposés, proposant en échange des réductions de dépenses qui auraient entrainé la suppression de milliers de postes de fonctionnaires.
Le gouvernement a dû annoncer la fermeture des services administratifs, des parcs, des aires d’autoroute, mettant au chômage technique 23.000 employés. À l’instar du président Barack Obama qui bute avec les républicains du Congrès, Mark Dayton a du faire face au refus des républicains de son État d’augmenter les impôts. La paralysie du Minnesota aura duré deux semaines, jusqu’à ce que le gouverneur du Minnesota finisse par céder, jeudi 14 juillet.
En effet, le vendredi 15 juillet, démocrates et républicains sont parvenus à un accord sur le budget de l’état. Celui-ci prévoit une réduction du financement des écoles, et les républicains ont renoncé à certaines de leurs propositions de réductions drastiques des dépenses publiques.
Les manigances politiciennes
Mercredi 13 juillet, le sénateur Mitch McConnell, chef de file des républicains au Sénat et auteur d’une contre-proposition pour permettre d’augmenter le plafond de la dette a déclaré « je refuse d’aider Barack Obama à être réélu en poussant les républicains à devenir coresponsables d’une mauvaise économie ».
Depuis quelques semaines, le Président Obama négocie avec les Républicains pour obtenir un relèvement de plafond de la dette, c’est-à-dire le seuil maximum légal de ce qu’il peut emprunter.
La dette fédérale des États-Unis pèse plus de 14.300 milliards de dollars, sans compter l’endettement des autres administrations publiques. Anton Brender, économiste chez Dexia Asset Management a expliqué sur le site RTBF que « l’ensemble des administrations américaines ont une dette qui est en train de s’approcher de 100% du PIB, c’est un problème mais ce n’est pas non plus un problème dramatique. C’est un problème simplement qui deviendrait dramatique si à partir de maintenant, rien n’était fait pour enrayer cette montée inexorable de la dette publique américaine ». Malgré l’optimisme vis-à-vis de la 1ère puissance économique mondiale, la question est de savoir comment les USA feront dans les années à venir pour rééquilibrer le budget américain, après avoir rehaussé le plafond de la dette.
Céline Tabou
Nos peines
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