Sports

Le petit commerce ne fait pas recette

Jeux des îles

1er septembre 2003

Si tous les habitants de Maurice vibrent pour les Jeux des îles, rares sont ceux qui profitent de l’occasion pour créer une animation et faire marcher les affaires.

Les Jeux des îles battent leur plein et à Port-Louis, la capitale mauricienne, la vie trépidante suit son cours, comme d’habitude. Curieusement que ce soit au marché ou dans les vitrines des magasins, rien n’indique que Maurice accueille un événement important. Même les magasins de sport ignorent les Jeux. « C’est un peu loin de Port-Louis », regrette un responsable, « ça ne nous rapporte rien, les sportifs ne viennent pas faire du shopping ici. Mais ça n’empêche pas d’être de tout cœur avec nos sportifs et de souhaiter la victoire de Maurice ».
Il est vrai que le village se trouve à Rose-Hill, à une vingtaine de kilomètres de Port-Louis, dans un ensemble résidentiel sorti au milieu des champs de cannes spécialement pour ces Jeux. Même écho au marché où l’on se plaint même de la baisse de fréquentation des touristes. Seul le marchand de trompette semble tirer leur épingle du jeu. Et encore, en fin de matinée le vendeur sur le vieux marché n’avait vendu qu’une cinquantaine d’instruments.

Même constat dans les autres villes qui accueillent des manifestations.
Les jeux passeraient-ils inaperçus. Pas vraiment car les sponsors en revanche ne lésinent pas sur les banderoles et les calicots. Les administrations et bâtiment publics non plus. Des kilomètres de bandes aux couleurs mauriciennes ornent les bâtiments, les transformant parfois en paquet cadeau. La publicité n’est pas en reste. Le jour de l’ouverture des Jeux, de nombreux produits tournés vers les jeunes se déclinaient façon Jeux des îles, aux couleurs Mauricienne cela va de soi.
À en croire les commerçants, « ces jeux sont un événement important pour le pays, mais pour les affaires… ».


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