Le Premier ministre indien appelle à la paix

Détente entre deux puissances nucléaires

11 août 2003

Le Premier ministre indien a appelé à la paix entre l’Inde et le Pakistan dimanche, prônant la « coopération plutôt que la confrontation (en) réponse à nos problèmes communs ». « La violence et le carnage ne peuvent pas fournir de solution. Nous ne pouvons vivre ensemble que si chacun laisse l’autre vivre », a estimé Atal Bihari Vajpayee, dans un discours lu par un délégué indien avant le lancement d’une conférence pour la paix organisé par une association de journalistes à Islamabad, la capitale pakistanaise. La délégation indienne comprend 59 membres : 33 députés et 26 journalistes.
Hier, les parlementaires pakistanais et indiens se sont assis face à face, évoquant chacun à leur tour l’avenir de leur pays. Pendant ces deux jours de conférence, les participants vont appeler leurs gouvernements respectifs à relancer les négociations de paix mais ils évoqueront aussi la question du Cachemire, réclamé par l’Inde et le Pakistan.
« La réunion et les thèmes de discussion réitèrent avec force le désir populaire de nos deux pays d’entretenir des relations normales, pacifiques, amicales et coopératives. Nous ne pouvons pas dénier à notre peuple le droit à un développement économique pacifique et coopératif », a insisté le Premier ministre indien.
Les relations se sont améliorées ces derniers mois, après une grave détérioration. Les relations diplomatiques ainsi que les transports transfrontaliers routiers ont été rétablis. Il est question de rétablir aussi les liaisons aériennes et ferroviaires. Mais les progrès sont lents et aucune date n’est fixée pour le début des pourparlers de paix officiels. L’Inde et le Pakistan sont deux pays qui possèdent l’arme atomique.

58 ans après Hiroshima et Nagasaki
Il y a 58 ans, les 6 et 9 août 1945, les villes japonaises d’Hiroshima et de Nagasaki étaient littéralement "ramenées à l’âge de pierre" par l’explosion des premières - et seules - bombes atomiques jamais utilisées dans un conflit. L’emploi d’armes aussi barbares était devenu indispensable - dit-on alors officiellement - pour arrêter la guerre et épargner des centaines de milliers de vies.

Or c’était un mensonge absolu. Ce crime raciste a été commis par les dirigeants américains pour d’autres raisons que celle de mettre fin à la guerre. C’était leur prélude à la "guerre froide" qui a empoisonné ensuite pendant des dizaines d’années les relations internationales.
Des dizaines de milliers de Japonais sont morts en un instant, un nombre encore plus important moururent plus lentement des suites des radiations. Ces crimes contre l’humanité sans précédents n’ont jamais été condamné par ceux qui ont succédé à leurs auteurs, bien au contraire. Et aujourd’hui, le gouvernement américain défend l’idée de la guerre préventive et détient le plus important stock d’armes de destruction massive.


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Témoignages - 82e année


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