Christian Tein a retrouvé la Kanaky Nouvelle-Calédonie

Le président du FLNKS est rentré d’exil

5 décembre 2025, par Manuel Marchal

Christian Tein, président du FLNKS, est revenu en Kanaky Nouvelle-Calédonie après dix-huit mois d’exil enen France, où il avait été déporté sans jugement dans le cadre de l’enquête sur les émeutes de mai 2024. Des messages hostiles circulent en ligne et ses partisans craignent pour sa sécurité. Toujours inquiété par la justice française, il doit participer samedi au congrès du FLNKS.

Après dix-huit mois d’exil en France, Christian Tein, dirigeant kanak et président du FLNKS, a retrouvé la Kanaky Nouvelle-Calédonie ce jeudi. Il avait été déporté en juin 2024, dans le cadre de l’enquête portant sur son implication supposée dans les violentes émeutes qui avaient secoué le pays au mois de mai.

Son avion a atterri à l’aéroport de Nouméa-La Tontouta en fin d’après-midi, vers 16 heures locales. Sans faire de déclaration, il a immédiatement quitté le tarmac à bord d’un véhicule en direction de sa résidence.

Un climat hostile et inquiétudes pour sa sécurité

À son retour, le FLNKS s’est alarmé de l’atmosphère tendue qui entoure sa venue. Henri Juni, membre du bureau politique du mouvement, a évoqué auprès de l’AFP des “menaces préoccupantes”, pointant les messages “racistes et haineux” circulant abondamment sur les réseaux sociaux. Certains commentaires, particulièrement virulents, appelaient même Christian Tein à “rester constamment sur ses gardes”.

Christian Tein a été élu président du FLNKS alors qu’il était prisonnier politique à Mulhouse, en France. Son retour est une défaite pour les anti-indépendantistes qui ont même lancé une pétition contre la fin de la déportation.

Protection demandée face aux menaces d’anti-indépendantistes

Interpellé en juin 2024 puis placé en détention provisoire, Christian Tein avait été déporté en France avec plusieurs militants, à bord d’un avion spécialement affrété. Ce n’est qu’en septembre 2025 que son contrôle judiciaire a été levé, lui permettant enfin d’envisager un retour au pays. Il reste mis en examen par la justice française.

À l’aéroport, son frère Désiré a dit sa “joie” de le revoir après une longue séparation, soulignant la difficulté d’un emprisonnement “à 17 000 kilomètres de chez lui”. Il a également indiqué avoir demandé une protection officielle pour Christian Tein, sans obtenir de réponse pour l’instant.

M.M.

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