Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
6 juin, parIEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
Relations Nord Sud
3 mai 2003

Le président malgache, Marc Ravalomanana s’est déclaré, mercredi à Paris, satisfait de son séjour de 4 jours en France, affirmant avoir trouvé une écoute attentive auprès de son homologue français Jacques Chirac et de ses autres interlocuteurs. « Je suis heureux de constater, au terme de mon séjour, que les relations entre la France et Madagascar sont redevenues ce qu’elles étaient. Les Français aiment Madagascar et les Malgaches aiment la France. Ensemble, nous allons travailler pour le développement de mon pays », a déclaré Marc Ravalomanana sur le perron de l’Elysée. Au cours de sa visite de travail, le chef de l’État malgache a obtenu de Paris une annulation de 50 millions d’euros de dette commerciale, un différé de payement de 16 ans portant sur 40 millions d’euros de créances échues et une aide budgétaire directe de 10 millions d’euros. Il a en outre obtenu du MEDEF, devant lesquels il a loué, mardi, les potentialités économiques de la Grande Île de l’océan Indien, l’engagement d’y maintenir et accroître leurs investissements.
Ceux des investisseurs français qui ont interrompu leurs activités en raison de la crise consécutive à la présidentielle de décembre 2001 ont, pour leur part, promis y revenir, précise-t-on de source malgache. Sur le plan politique, la France n’a pas lésiné sur les moyens pour apporter son soutien au régime d’Antananarivo qu’elle avait, pourtant, mis du temps à reconnaître. Après avoir longuement reçu le chef de l’État malgache, le président Chirac l’a raccompagné jusqu’à sa voiture, traversant une bonne partie de la cour de l’Elysée avant de s’adresser, dans un geste rarissime, aux journalistes pour leur dire tout le bien qu’il pense de son hôte du jour.
« Je suis heureux de recevoir le président d’une grande nation, d’un grand peuple, un grand homme. La France a toujours eu Madagascar dans son coeur. Il y a eu quelques problèmes mais la compréhension et le respect mutuel sont de retour. Nous avons la ferme volonté de poursuivre le chemin main dans la main », s’est engagé le président Chirac. La France plaide, par ailleurs, pour une reconnaissance de la Grande Île par l’Union africaine, estimant que la transparence des dernières élections législatives et le fonctionnement démocratique des institutions du pays justifient un tel geste de la part de l’organisation panafricaine.
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