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4 juin, parNos peines
Santé
Le point sur l’épidémie
20 mars 2003

Selon une équipe de chercheurs de Hong-Kong, l’agent responsable de l’épidémie de pneumonie atypique serait un virus de la famille des Paramyxoviridae, à laquelle appartiennent plusieurs pneumovirus, le virus de la rougeole ou celui des oreillons. En Allemagne, les médecins qui soignent le docteur singapourien atteint de cette pneumonie atypique ont également émis cette hypothèse.
A l’heure actuelle, ce syndrome respiratoire aigu a fait au moins neuf morts en Asie et au Canada. Deux autres personnes, décédées à Hanoï et à Hong-Kong, auraient également été victimes de cette mystérieuse infection. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a appelé les compagnies aériennes à la plus grande vigilance, afin que l’infection ne voyage pas à bord des avions.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a estimé hier que le syndrome respiratoire aigu apparu en Asie est en bonne voie d’être circonscrit à travers le monde en dehors du Vietnam, de Hong Kong et de la Chine.
David Heymann, directeur exécutif de l’OMS pour les maladies transmissibles, a confirmé également qu’une piste est actuellement explorée, qui pourrait résulter dans l’identification de la famille de virus qui pourrait être la cause de ce syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS). Il a aussi souligné qu’il n’y a pas de cas de transmission secondaire depuis que l’alerte globale a été lancée la semaine dernière. « Nous pensons que la flambée est sur la voie d’être circonscrite au moins en dehors du Vietnam, de Hong Kong et de la Chine », a-t-il déclaré à des journalistes.
« L’alerte globale continuera jusqu’à ce que les flambées soient contenues à Hong Kong, au Vietnam, et que nous ayons des informations de Chine », a-t-il dit.
L’OMS a lancé la semaine dernière une alerte globale à toutes les autorités de santé dans le monde au sujet de cette mystérieuse maladie. David Heymann a répété qu’il n’y avait pas de restrictions décrétées pour les voyages, mais que les voyageurs et les personnels soignants devaient être conscients des symptômes du SRAS. Il a confirmé que deux des onze laboratoires qui tentent d’identifier la maladie ont trouvé un lien avec la famille de virus "paramyxoviridae".
« Il existe maintenant une clé sur ce qui pourrait provoquer la maladie », a-t-il dit. Il appuie ses dires sur le résultat des recherches des équipes de Francfort et de Hong Kong. Des spécialistes de l’Institut de virologie médicale de l’université de Francfort ont annoncé mardi que des prélèvements effectués sur deux malades ressemblaient à un paramyxovirus, une famille de virus qui comprend notamment les virus de la rougeole et des oreillons, ainsi que des virus provoquant des pneumonies.
Des chercheurs de Hong Kong ont également annoncé avoir identifié un paramyxovirus comme étant à l’origine de l’épidémie de SRAS. « Nous avons identifié le virus », a annoncé le Dr John Tam, spécialiste de microbiologie à l’université chinoise de Hong Kong, lors d’une conférence de presse mardi soir. « Nous avons utilisé un microscope électronique et découvert le virus dans des prélèvements effectués sur des malades ». « Si c’est ce virus qui donne à nos patients une pneumonie atypique, alors le traitement actuel que nous avons choisi est approprié », a ajouté le Dr Joseph Sung du département de médecine de l’université. Mais il a précisé que l’efficacité du traitement variait selon les patients.
Des chercheurs en Allemagne et à Hong Kong ont en effet annoncé avoir peut-être identifié l’origine possible de l’épidémie de pneumonie atypique, qui a fait hier une nouvelle victime. Cette personne était un médecin de l’Hôpital français de Hanoï, la capitale vietnamienne, qui avait soigné un homme d’affaires américain diagnostiqué comme étant porteur de la maladie et mort après son évacuation vers Hong Kong, a précisé le directeur général de l’hôpital Yves Nicolai. Une infirmière du même hôpital, qui avait également été en contact avec l’Américain, était décédée samedi.
L’Organisation mondiale de la Santé a recensé pour l’heure neuf décès liés au SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère). Mais ce bilan risque de s’alourdir encore. Outre le médecin français, un professeur chinois décédé à Hong Kong le 4 mars dernier pourrait en effet avoir été atteint par l’épidémie.
Trois autres morts de pneumonie atypique ont été signalées hier à Hong Kong, dont une au moins est probablement liée au SRAS, selon les autorités sanitaires. Quant au nombre de cas de la maladie recensés à Hong Kong, il avait grimpé mardi à 145.
| Nouveau test pour le diagnostic du virus Ebola |
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| L’Union européenne a annoncé, lundi à Bruxelles, la mise au point d’un nouveau test permettant de diagnostiquer plus rapidement les infections par le virus Ebola. Selon Andrea Dahmen, porte-parole de Philippe Busquin, commissaire européen chargé de la recherche scientifique, le nouveau test, basé sur la détection des génomes viraux dans le sang du malade, « permet de détecter l’infection beaucoup plus rapidement ». Ainsi l’épidémie pourra être détectée au moment de son éclosion et une thérapie appropriée pourra être mise en oeuvre pour éviter qu’elle se propage dans la population, a expliqué Andrea Dahmen. Le taux de mortalité de la maladie d’Ebola peut atteindre jusqu’à 88% selon le type du virus. Parmi les modes de transmission les plus fréquents figure le contact avec le corps ou les sécrétions du malade. En Afrique, l’identification des fièvres hémorragiques comme Ebola ou Lasa qui affectent annuellement 1 million de personnes, est rendue difficile par le manque des spécificités des symptômes au début de la maladie, a notamment indiqué Andrea Dahmen. Après 7 ou 8 jours d’incubation, apparaissent les symptômes comme la fièvre et des céphalées suivis des douleurs abdominales, des nausées, des vomissements, des diarrhées, des arthralgies et la conjonctivite. Entre le sixième et le seizième jours survient alors le choc mortel après l’apparition des hémorragies. |
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