APE : alerte générale sur les emplois à La Réunion, résultat de l’aliénation
9 juin, parRisque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
Vers quelle évolution du partenariat entre La Réunion et l’Union Européenne
24 avril 2009

Lors de son intervention, Roland Robert, président de l’ACCD’OM, a rappelé l’évolution des relations entre La Réunion et la Communauté européenne. Il a souligné toute l’importance du prochain mémorandum des RUP pour la période 2014-2021.
Il faut d’abord se rappeler que La Réunion a noué ses premières relations avec la Commission Européenne il y a déjà près de 25 ans à travers l’Opération Intégrée de Développement (l’OID). Devenu région d’objectif 1 (aujourd’hui appelé objectif CONVERGENCE) et reconnu comme Région Ultra-périphérique dans le Traité d’Amsterdam (de 1997), notre île et les autres DOM vivent actuellement leur quatrième grande génération de programmes européens. Il est incontestable que la conjugaison des effets de l’Union Européenne, l’Etat et des collectivités locales a eu des effets positifs sur le développement économique, l’aménagement du territoire et la valorisation de notre potentiel humain. Depuis le premier DOCUP 1989-1993, les acteurs locaux ont mis en place plusieurs milliers de projets sur la base de différentes orientations et axes stratégiques :
- le développement créateur d’emplois durable et l’ouverture sur l’extérieur avec plus de 270 millions d’euros d’investissement dans l’industrie, le tourisme, l’artisanat et les services ont permis de créer plus de 5.500 emplois sur la période 200-2006.
- l’aménagement équilibré du territoire avec un effort particulier en matière de déplacement (dont la route des Tamarins) qui va être inaugurée prochainement,
- l’environnement : à titre d’exemple, 100% de la population réunionnaise est aujourd’hui couverte par la collecte sélective,
- la modernisation des infrastructures éducatives : la construction et la réhabilitation de lycées et collèges ont généré 4.500 places sur la période 2000-2006,
- le développement du marché du travail et des ressources humaines par la formation de stagiaires, d’apprentis ou de jeunes engagés dans les parcours de mobilité,
- le soutien au secteur agricole et développement rural qui nous tient particulièrement à cœur au Conseil général,
- le développement de la filière pêche et aquaculture,
- les actions de coopération régionale grâce au programme INTERREG (devenu Programme de Coopération territoriale).
Toutes ces réalisations ont pu se faire grâce à un partenariat étroit entre les institutions, les services publics et les opérateurs privés, mais aussi grâce à un mode de gestion original et reconnu par Bruxelles à travers l’AGILE (Agence des Initiatives Locales en matière européenne). Mais les défis sont encore nombreux pour notre île dans un contexte de mutations structurelles rapides, et face à l’ampleur des phénomènes de croissance, notamment sur le plan démographique. Les démographes estiment, en effet, que nous serons 1 million d’habitants entre 2020 et 2025.
C’est dire que nous avons un triple défi à relever :
- le défi humain d’abord avec des enjeux importants en matière d’emploi et de cohésion sociale,
- le défi de la performance économique ensuite avec des enjeux stratégiques en matière d’innovation, mais aussi la nécessaire consolidation des secteurs traditionnels tels que l’agriculture, l’artisanat, l’industrie, le BTP…
- le défi des enjeux territoriaux et environnementaux, enfin, en matière de préservation et de valorisation des ressources naturelles et paysages, liés aux contraintes géologiques et climatiques, à l’équation du développement urbain (dont l’assainissement) et des grands chantiers et travaux.
Compétitivité humaine, compétitivité économique et compétitivité territoriale constituent d’ailleurs les axes stratégiques de nos programmes opérationnels sur la période 2007-2013.
C’est-à-dire que La Réunion, terre française, certaine et fière de son appartenance à l’Union Européenne, attend beaucoup du prochain mémorandum RUP pour relever tous ces défis sur la période 2014-2021 que nous devons déjà avoir en perspective.
Il en est de même pour les autres RUP françaises (Martinique, Guadeloupe, Guyane) dont l’avenir passe nécessairement par une prise en compte confirmée dans l’évolution de la politique de cohésion territoriale de l’Union Européenne.
Risque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
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