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Des négociations se sont entamés, jeudi 4 février, entre cubains et américains, sur le rétablissement de leurs relations diplomatiques et la réouverture d’ambassades. Les Etats-Unis visent une réouverture de leur ambassade à La Havane d’ici avril, ont annoncé des responsables de l’administration américaine.
Depuis novembre 2014, Cuba et les États-Unis ont lancé un processus de normalisation de leurs relations après plus d’un demi-siècle de rupture et de confrontation. De hauts responsables américains se sont rendus à La Havane, capitale cubaine, afin d’échanger autour des questions diplomatiques.
Washington presse La Havane d’accepter la réouverture de cette ambassade en dépit de la position cubaine, qui demande d’être retiré de la liste des pays accusés par les Etats-Unis de soutenir le terrorisme. Cuba a été placée sur cette liste en 1982 au motif que le président de l’époque Fidel Castro armait et formait des guérillas communistes en Afrique et en Amérique latine.
Etre retiré de cette liste serait une victoire symbolique pour La Havane, qui se dit victime d’une injustice. Cependant, le processus de retrait, mené par le département d’Etat, pourrait prendre du temps, jusqu’en juin voire plus tard, ont expliqué deux responsables américains à l’agence de presse Reuters.
Le président américain Barack Obama va soumettre au Congrès un rapport établissant que La Havane n’a soutenu aucune activité liée au terrorisme dans les six derniers mois et qu’elle a fourni des assurances qu’elle ne le ferait pas à l’avenir, a expliqué Reuters. Suite à cette intervention et au vote au congrès, Cuba pourra être automatiquement retiré de la liste au terme d’un délai de 45 jours.
L’administration américaine espère rétablir les relations diplomatiques avec Cuba avant le sommet des Amériques, qui se tiendra les 10 et 11 avril 2015 au Panama. À cette occasion, le président américain y rencontrera son homologue cubain Raul Castro pour la première fois depuis la cérémonie d’hommage à Nelson Mandela, en décembre 2013.
Ce sommet sera le premier auquel Cuba participera. Le pays n’a pas été autorisé à participer aux six précédentes éditions de cette rencontre formelle sous l’égide de l’Organisation des Etats américains (OEA), après en avoir été exclu en 1962 à l’initiative des Etats-Unis. Lors du précédent sommet en 2012 en Colombie, les Etats latino-américains avaient menacé de boycotter la prochaine rencontre si Cuba demeurait à l’écart.
La participation cubaine à ce septième sommet pourrait fournir l’occasion de détendre un peu plus les relations entre Washington et La Havane. Depuis leur annonce historique et quasi simultanée le 17 décembre dernier, Barack Obama et Raul Castro ont mandaté des représentants pour discuter des détails du processus de normalisation. Bien que qu’il y ait une reprise rapide des relations diplomatiques, la normalisation des échanges sera plus longue, notamment concernant la levée de l’embargo décrété par Washington contre l’île en février 1962.
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