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Les femmes doivent ’dire non’ au Traité européen

Gisèle Halimi

vendredi 20 mai 2005


L’avocate Gisèle Halimi voit dans le Traité constitutionnel européen une ’menace pour les femmes’, invitant celles-ci à ’lui dire non’ et à ’construire une autre Europe’, dans une tribune publiée par le quotidien “Le Monde” daté de jeudi.


(page 16)

"Les femmes ont besoin d’Europe, et l’Europe a besoin des femmes, mais comme citoyennes à part entière, responsables et reconnues dans leurs droits", estime Mme Halimi, jugeant que "cette Constitution recèle menaces et pièges pour elles".
"Il faut lui dire non, ouvrir l’avenir et construire une autre Europe", déclare-t-elle, proposant une grille de lecture féministe du texte.
Mme Halimi note tout d’abord que "l’égalité entre les femmes et les hommes" ne figure pas parmi les valeurs fondatrices de l’Union, énumérées à l’article I : "liberté, démocratie, respect de la dignité humaine". Celle-ci n’est mentionnée que comme une caractéristique de "notre société", au même titre que "le pluralisme", ou "la tolérance".
En outre, si la Charte des droits fondamentaux, article II-81, proscrit "toute discrimination sur le sexe", "quelle est la force contraignante d’une telle charte ?", s’interroge-t-elle.
La célèbre militante pour le droit à l’avortement note également qu’il "est fait silence sur ce “droit-clé” des femmes dans le texte".
Si "rien n’interdit explicitement dans ce texte le droit de choisir ses maternités", rien "ne le garantit" non plus, ouvrant "la porte à un dangereux laisser-faire, laissez-passer". Portugal, Irlande, Pologne, Chypre et Malte interdisent encore l’IVG, rappelle-t-elle.
Si toute référence à la laïcité est bannie, les mots de "religions", "Églises", et "liberté religieuse" ont "droit de cité", note aussi Gisèle Halimi, qui voit un "danger pour les femmes" dans cette "référence unilatérale à des Églises, qui toutes ont contribué à édifier le patriarcat et à mettre les femmes en sujétion".
Enfin, "l’hymne au libéralisme, à la concurrence libre" frappe "plus durement les femmes que les hommes", qui "subissent de plein fouet la précarité de l’emploi, sa flexibilité".


Le RMI attirerait les ressortissants des pays de l’Est ?

En 2004, le nombre de RMistes a bondi de près de 9% avec 1,2 million allocataires. Une hausse mise par le gouvernement sur le compte de la réforme de l’assurance-chômage. Or il pourrait bien avoir une autre explication, l’explosion du nombre d’allocataires issus des pays de l’Est.
La sonnette d’alarme a été tirée par le président socialiste du Conseil général des Pyrénées-Orientales.
Depuis, le 1er janvier 2005, les Conseils généraux ont la responsabilité financière du RMI. En fait, tout citoyen de l’UE a le droit de bénéficier des prestations sociales du pays dans lequel il réside. Or depuis l’élargissement de l’UE, des ressortissants des pays de l’Est débarquent en France pour occuper des emplois saisonniers et s’inscrivent à la CAF. Ils peuvent ensuite percevoir le RMI. Il faut savoir que le salaire mensuel lituanien est de 110 euros par mois et le RMI pour une personne seule est de 425,40 euros.


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