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Plutôt que d’assister, permettre d’agir
4 août 2025, par

En Côte d’Ivoire, entre 2017 et 2024, plus de 457 000 ménages ont bénéficié des Filets Sociaux Productifs dans les 31 régions du pays. Plutôt que de verser une assistance à des travailleurs pour qu’ils restent chez eux et soient de dociles consommateurs de produits importés depuis l’ancienne puissance coloniale, des pays décident de soutenir la création d’activités génératrices de revenus par des travailleurs qui luttent pour sortir de la pauvreté.
À rebours des logiques d’assistance passive souvent héritées d’un modèle colonial où les pays du Sud comme La Réunion restent dépendants des importations et des aides de l’ex-puissance coloniale, certains États africains choisissent de miser sur les capacités de leurs citoyens à se sortir eux-mêmes de la pauvreté. C’est le cas de la Côte d’Ivoire avec son programme des Filets Sociaux Productifs, une initiative lancée en 2017 qui a déjà touché plus de 457 000 ménages vulnérables dans les 31 régions du pays.
Ce programme repose sur un principe simple, mais profondément transformateur : au lieu de maintenir les familles pauvres dans une dépendance stérile, on leur verse un appui financier régulier – 36 000 FCFA chaque trimestre pendant trois ans – pour qu’elles puissent initier une activité génératrice de revenus. Loin d’encourager l’oisiveté, cette aide vise à créer les conditions d’une autonomie réelle, sociale et économique.
Veuve et mère de six enfants, Anne-Marie N’Dah peinait à joindre les deux bouts. Identifiée par les agents communautaires du Programme des Filets Sociaux Productifs comme ménage vulnérable, elle a bénéficié d’une aide trimestrielle de 36 000 FCFA pendant trois ans. Grâce à cet appui, elle a pu lancer une activité de vente de linge de maison au nouveau quartier d’Abengourou.
« Aujourd’hui, je parviens à couvrir les besoins essentiels de ma famille. Mes enfants sont scolarisés, bien nourris, et les jours difficiles sont désormais derrière nous grâce aux Filets Sociaux », affirme-t-elle avec soulagement.
À quelques rues de là, dans le quartier Cafétou, Dozagnon Taïba, également veuve, est passée du commerce ambulant à la gestion d’une boutique d’articles divers. Les Filets Sociaux lui ont permis d’agrandir son activité et de retrouver son autonomie financière.
« À la mort de mon mari, je n’avais plus rien. Ce programme m’a aidée à me relever et à retrouver ma dignité », confie-t-elle.
À l’échelle nationale, entre 2017 et 2024, plus de 457 000 ménages ont bénéficié des Filets Sociaux Productifs dans les 31 régions du pays.
Le 18 juin dernier, le gouvernement a lancé le paiement de ces subventions à 70 000 nouveaux ménages à très faibles revenus.
M.M.
Suppression des visas pour les Brésiliens pour des séjours de moins de 30 jours
Mézami pétète zot va domann amwin pou kossa mi di sak mi sa di, sansa kissa la done amwin la pèrmissyon pou dir sak mi sava dir é zot nora rézon. (…)
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