Terres rares, minerais stratégiques et richesses convoitées par des étrangers à notre continent

Les ingérences étrangères alimentent les guerres en Afrique

16 mai, par Manuel Marchal

À Addis-Abeba, Mahmoud Ali Youssouf et Antonio Guterres ont dénoncé les ingérences étrangères qui alimentent les guerres en Afrique. Armes, drones, financements et soutiens politiques venus de l’extérieur aggravent les crises au Sahel, au Soudan ou en RDC. Les deux dirigeants appellent à des « solutions africaines aux conflits africains » et à la fin des logiques néocoloniales.

Face aux guerres qui ravagent le Sahel, le Soudan, la Corne de l’Afrique ou encore l’est de la RDC, les dirigeants africains et onusiens pointent enfin une vérité : l’Afrique paie le prix des ingérences étrangères. Depuis Addis-Abeba, le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, et le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, ont condamné avec fermeté les puissances extérieures qui alimentent les conflits africains à coups d’armes, de financements et de calculs géopolitiques.
Le constat est accablant. Derrière les discours hypocrites sur la « stabilité » ou la « lutte contre le terrorisme », des intérêts économiques et stratégiques étrangers entretiennent les guerres qui saignent le continent. Armes sophistiquées, drones meurtriers, mercenaires et soutiens politiques affluent depuis l’extérieur pendant que les populations civiles paient le prix du sang. Les grandes puissances jouent leurs partitions impérialistes sur le dos des peuples africains.

L’Afrique ne peut rester un terrain d’expérimentation militaire

Mahmoud Ali Youssouf a rappelé que « les solutions africaines aux conflits africains » doivent primer. Car chaque médiation sabotée, chaque intervention téléguidée depuis l’étranger affaiblit un peu plus la souveraineté des États et le droit des peuples à décider de leur avenir. L’Afrique ne peut rester un terrain d’expérimentation militaire ni un échiquier où s’affrontent des puissances rivales.
Antonio Guterres lui-même a dénoncé ces États qui fournissent des drones et des armes alimentant des guerres où les premières victimes sont les civils. Cette déclaration marque un tournant : même au sommet des institutions internationales, il devient impossible d’ignorer la responsabilité des puissances étrangères dans le chaos sécuritaire africain.
Il faut rompre avec les logiques néocoloniales, stopper les trafics d’armes et soutenir réellement les processus de paix conduits par les Africains eux-mêmes. La paix en Afrique ne viendra ni des marchands d’armes ni des intérêts miniers étrangers, mais de la souveraineté des peuples, de la justice sociale et de la coopération entre nations africaines.

M.M.

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