Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
6 juin, parIEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
12 avril 2025, par

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) met en garde contre les perturbations des services de santé : elles sont d’ores et déjà signalées dans 70 % de ses bureaux de pays interrogés à la suite des suspensions et des réductions soudaines de l’aide publique au développement (APD) destinée à la santé.
Ces constatations, qui reposent sur l’évaluation rapide menée par l’OMS d’une situation en constante évolution, suscitent des inquiétudes quant aux effets potentiellement plus graves et prolongés sur les systèmes et les services de santé dans le monde entier, en particulier dans les contextes vulnérables et fragiles. Il est urgent d’agir et d’apporter une réponse internationale.
Le nouveau bilan réalisé rapidement en mars-avril 2025 auprès de 108 bureaux de pays de l’OMS, principalement dans les pays à revenu faible et intermédiaire de la tranche inférieure, montre que de nombreux pays s’efforcent d’augmenter ou de réaffecter les financements provenant de sources nationales et d’autres sources extérieures pour combler les pertes de financement. Cependant, jusqu’à 24 % des réponses des bureaux de pays de l’OMS suggèrent que les coupes budgétaires se traduisent déjà par une augmentation des paiements directs par les patients. De telles répercussions toucheront probablement le plus durement les pauvres comme les personnes vulnérables.
« Ces résultats brossent un tableau inquiétant de l’impact des coupes soudaines et imprévues dans l’aide sur la santé de millions de personnes », a déploré le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS. « Tout en représentant un choc, ces coupes poussent également à une transition accélérée de la dépendance à l’égard de l’aide vers une autonomie plus durable, s’appuyant sur les ressources nationales. De nombreux pays demandent le soutien de l’OMS, et l’Organisation travaille avec eux pour recenser et adapter les mesures les plus efficaces. »
Les rapports issus du bilan fournissent un premier aperçu et des informations obtenues auprès des bureaux de pays de l’OMS qui travaillent en étroite collaboration avec les Ministères de la santé, apportant un soutien régulier dans l’élaboration des stratégies et la planification des systèmes de santé. Le bilan visait à identifier les domaines où les pays ont d’urgence besoin d’aide pour éviter des répercussions catastrophiques sur la santé des populations, et à orienter les efforts de suivi d’une situation évoluant rapidement.
Les principales conclusions tirées du bilan sont les suivantes :
Compte tenu de l’évolution rapide du contexte, l’OMS suivra régulièrement la situation et mobilisera la communauté mondiale de la santé, y compris ses partenaires et les organismes donateurs, afin de concevoir des plans d’intervention d’urgence visant à atténuer l’aggravation des répercussions sur les pays et à permettre une plus grande viabilité à long terme.
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