Après la protestation, où est le projet pour sortir La Réunion de la pauvreté ?
25 juillet, parCombattre les causes du chômage de masse
Lancement de la campagne agricole
6 mai 2014

« Je décide à partir de ce Conseil supérieur de l’agriculture, d’allouer 15% du budget national à ce secteur. Je demande au gouvernement de traduire en actes concrets cette volonté présidentielle », a déclaré lundi à Bamako, le président malien, Ibrahim Boubacar Kéita, lors de l’ouverture de la 5eme session du Conseil supérieur de l’agriculture qui consacre le lancement de la campagne agricole 2014-2015.
Le président Kéïta a annoncé que le sac d’engrais de 50 kg sera désormais cédé au paysan au prix subventionné de 11.000 F CFA sur toute l’étendue du territoire national contre 12.500 F CFA actuellement.
Le chef de l’Etat malien a par ailleurs, imploré la Clémence du Tout-Puissant pour qu’Il gratifie "notre pays" d’une bonne pluviométrie afin que les paysans puissent atteindre les objectifs de production.
Le président de l’Assemblée permanente des Chambres d’agriculture du Mali (APCAM), structure qui gère le monde rural au Mali, Bakary Togola, a vivement salué les décisions prises par le chef de l’Etat malien et l’a remercié au nom de tous les paysans.
Il faut rappeler que les objectifs de production pour cette campagne sont ambitieux. Le plan de campagne présenté par le ministre malien du Développement rural, le Dr Bocary Treta, prévoit une production céréalière de 7.180.404 tonnes toutes spéculations confondues, dont 2.304.479 tonnes de riz paddy.
Les prévisions de production de mil, de maïs et de sorgho sont respectivement de 1.779.443 tonnes, 1.767.429 tonnes et 1.244.994 tonnes.
L’excédent céréalier prévisible commercialisable est estimé à 1.734.488 tonnes, dont 327.950 tonnes de riz (17%) et 1.560.872 tonnes de céréales sèches (83%).
La vente de cet excédent céréalier pourrait générer un revenu brut d’environ 421 milliards de F CFA, ce qui améliorerait la résilience des petits producteurs dans un contexte de changement climatique et contribuera à la réduction de la pauvreté, a assuré le ministre malien du Développement rural.
La production prévisionnelle de coton est de 525.000 tonnes contre 440.000 tonnes actuellement. Les besoins globaux d’engrais sont estimés à 349.129 tonnes dont 327.113 tonnes d’engrais minéraux (94%) et 22.016 tonnes d’engrais organiques (6%).
Le ministre Treta a expliqué qu’en raison de la baisse remarquée du prix des engrais minéraux sur le marché international, la Compagnie malienne de développement des textiles (CMDT) a pu réaliser un bénéfice de 7 milliards de F CFA sur l’achat d’intrants cette année, sur une enveloppe de 19 milliards de F CFA qui lui était allouée.
Combattre les causes du chômage de masse
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