Le PCR alerte sur les conséquences dramatiques d’un APE UE-Afoa ouvert aux services
8 juin, parCommuniqué du Parti communiste réunionnais
Les morts des kwassas...
10 décembre 2007

La délégation Océan Indien de Médecins du Monde est choquée par « l’émotion » du Ministère de l’immigration.
Un kwassa qui se renverse, des morts, des disparus, triste réalité de la vie ordinaire à Mayotte.
Il est illusoire de vouloir construire et légitimer une frontière qui n’est ni naturelle, ni légitime entre ces îles.
La politique répressive de la PAF à Mayotte peut-elle tenir lieu à elle seule de politique ?
Naufrage à Mayotte : la Cimade demande la libération des personnes placées en rétention administrative
Suite à la collision, dans la nuit du lundi 3 au mardi 4 décembre 2007, entre une embarcation de migrants comoriens et une navette de la police aux frontières (PAF), une femme et un enfant sont morts. Au moins trois personnes sont toujours portées disparues, deux seraient encore hospitalisées à Mamoudzou.
Vingt-six personnes ont été placées au centre de rétention administrative (CRA) de Dzaoudzi, parmi lesquelles dix-sept hommes, trois femmes et six mineurs dont le plus jeune est âgé de onze mois. Le centre, prévu pour accueillir soixante personnes, en compte maintenant soixante-treize.
Le Ministre de l’Immigration, Brice Hortefeux a déclaré mardi 4 décembre qu’une enquête de l’Inspection générale de la police nationale serait diligentée. Mercredi 5, le directeur de la PAF à Mayotte a confirmé que les rescapés avaient été déclarés, suite à un examen médical, aptes à un placement en rétention, « sans éloignement effectif pour le bon déroulement de l’enquête, dans l’attente de la décision du procureur pour la poursuite de l’exécution de la décision d’éloignement ».
La Cimade demande que les rescapés ne soient pas placés en rétention car il y a obligation de soins pour ces personnes qui viennent de vivre une situation traumatisante. Les conditions matérielles indignes du centre de rétention ne permettent pas un accueil approprié : les personnes retenues dorment à même le sol, aucun nécessaire de couchage n’est fourni, il n’y a pas d’espace séparé pour les familles et les mineurs isolés, il n’y a aucun téléphone à disposition, ce qui empêche les personnes retenues de communiquer avec l’extérieur. Toutes ces dispositions sont contraires aux textes législatifs propres à Mayotte, où s’applique déjà un régime dérogatoire.
Ce placement en rétention est d’autant plus inacceptable car incompatible avec le bon déroulement de l’enquête qui devra établir les circonstances de l’accident et le recueil de témoignages dans des conditions sereines, c’est-à-dire sans la crainte d’un éloignement imminent vers l’île voisine d’Anjouan.
En outre, les visites sont empêchées par le personnel du CRA : depuis leur arrivée au centre, aucune des personnes retenues n’a pu avoir un contact avec l’extérieur, que cela soit avec la famille, un médecin, un psychologue, un avocat, ou le milieu associatif.
La Cimade a saisi le Comité européen de Prévention de la Torture (CPT), ainsi que la Défenseur des enfants, Dominique Versini et, par l’intermédiaire du député Etienne Pinte, la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS).
Communiqué du Parti communiste réunionnais
Mézami mi koné pa si étan pti marmaye zot l’avé la shanss an avoir dann zot lanvironeman in vyé méssyé otroman in vyé madam téi gate azot dizon (…)
In kozman pou la rout
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