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12 août, parValoriser l’énergie solaire
13 août 2008

Vendredi dernier, les forces géorgiennes lançaient une offensive en Ossétie du Sud, une province séparatiste soutenue par la Russie. Cette dernière a aussitôt répliqué.
Le président russe Dmitri Medvedev a appelé ce lundi les Occidentaux à ne pas reproduire l’erreur des « Accords de Munich », qui ont conduit à une « tragédie », en se montrant conciliant avec l’agresseur. Et d’ajouter : la Russie ne sera jamais « un observateur passif » de la situation dans le Caucase.
Le président géorgien Mikheïl Saakachvili « n’est plus un homme avec qui nous pouvons avoir affaire », car il est « responsable de nombreux crimes », a déclaré lundi Dmitri Rogozine, représentant permanent de la Russie auprès de l’Otan. Le diplomate russe a par contre appelé à une réunion extraordinaire Otan-Russie pour ce mardi.
Du côté géorgien, les négociations avancent. Le président Mikheïl Saakachvili « a accepté à peu près toutes les propositions » de l’Union européenne et de l’OSCE pour arrêter le conflit avec la Russie, a affirmé lundi Bernard Kouchner, en mission à Tbilissi. Sans préciser quelles propositions la Géorgie avait refusé. La Géorgie a confirmé ensuite que Saakachvili avait signé ce lundi un document contenant des « propositions de paix » qui sera transmis à la Russie.
Nicolas Sarkozy devrait se rendre mardi à Tbilissi et à Moscou pour « finaliser » un accord de cessez-le-feu entre les deux pays. Mais ce voyage, annoncé par Kouchner et Saakachvili, n’a toujours pas été confirmé à l’Elysée. La présidence française de l’UE propose à la Géorgie et à la Russie un plan en trois points :
- respect de l’intégrité territoriale de la Géorgie
- cessation immédiate des hostilités
- rétablissement de la situation qui prévalait antérieurement sur le terrain
La Russie peut-elle accepter un contrôle européen ?
Alexander Stubb, chef de la diplomatie finlandaise, qui accompagne Kouchner dans sa mission géorgienne, s’est montré très prudent : « Nous ne sommes pas encore dans la phase d’optimisme prudent, nous faisons de notre mieux et nous allons voir ce que cela donne aujourd’hui, demain et lors des réunions des ministres de l’UE mercredi », a-t-il déclaré lundi matin.
Bernard Kouchner a souligné que le plus difficile serait de faire accepter à Moscou un contrôle par l’UE et l’OSCE d’un cessez-le-feu. « C’est ça toute la complication », a reconnu le ministre des Affaires étrangères sur RTL. Sur ce point précis, les Russes semblent disposés à accepter une mission avec « des représentants de l’OSCE » en Ossétie du Sud, comme l’a déclaré lundi Dmitri Medvedev.
Kouchner refuse de condamner la Russie
L’Union européenne, divisée sur la position à adopter par rapport à la Russie, reste dans une retenue diplomatique. Bernard Kouchner a refusé de « distribuer des étiquettes morales » aux uns et aux autres ou de condamner les bombardements russes qui touchent des villes géorgiennes éloignées de l’Ossétie du Sud.
De leur côté, les Etats-Unis, proche de la Géorgie, haussent le ton. George W. Bush a dit lundi avoir signifié clairement à Vladimir Poutine que la violence en Géorgie était « inacceptable ». « J’ai dit que j’étais profondément inquiet devant la réaction disproportionnée de la Russie et que nous condamnons fermement les bombardements en dehors de l’Ossétie du Sud », a expliqué George Bush.
Valoriser l’énergie solaire
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