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4 juin, parNos peines
Crise en Europe
12 novembre 2012, par

Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté dans le calme les 5 et 6 novembre à Athènes et Salonique dans le cadre d’une grève générale de 48 heures. Celle-ci était destinée à protester contre un projet pluriannuel de rigueur qui a été voté le 7 novembre.
Muni de banderoles « Les humains devant tout le reste, pas de chiffres et pas de mesures », près de 50.000 Grecs ont défilé à Athènes et Salonique à l’appel des deux principaux syndicats, GSEE et Adedy.
Les manifestants ont dénoncé durant plusieurs jours les diminutions des salaires dans la fonction publique et des pensions, le report de deux ans l’âge de départ à la retraite à 67 ans, ainsi qu’une réorganisation totale de la fonction publique et la libéralisation du marché du travail et des services. De son côté, le leader de la gauche radicale, Alexis Tsipras, qui a participé aux manifestations, a estimé que le gouvernement de coalition « ridiculisait » la constitution « en transformant le parlement en un club d’approbation des décrets de la troïka ».
Des manifestants ont déclaré à l’Agence France Presse que « Les mesures vont passer mais nous sommes là pour prouver qu’on ne se résigne pas », a indiqué Olga P., 35 ans, professeur d’anglais dans un lycée public, qui a vu son salaire net mensuel réduit à 960 euros. Une jeune femme, Anna, 35 ans, chômeuse depuis 8 mois a déclaré : « Je travaillais dans le secteur du bâtiment, maintenant pas question de trouver un boulot avec la crise ».
Le budget de la contestation
Le budget voté par le Parlement prévoit la poursuite des mesures drastiques imposées et prévoyant 9,4 milliards d’euros d’économies. Ce plan arrive après qu’un nouveau plan d’austérité, adopté la semaine dernière, préconisé plus de 18 milliards d’euros d’économies d’ici à 2016. En pleine récession, le pays voit son PIB chuter à nouveau de 4,5% en 2013 après une baisse attendue de 6,5% cette année. La situation économique et financière de la Grèce est telle qu’une réunion est prévue aujourd’hui en présence des ministres des Finances de la zone euro à Bruxelles.
Plusieurs milliers de manifestants ont défilé devant le Parlement dans le centre d’Athènes pour protester contre le budget de rigueur 2013, qui doit être voté dans la nuit. Selon la police, 15.000 personnes étaient présentes dans deux défilés distincts. Contestant la poursuite des politiques d’austérité, les syndicats du privé GSEE et du public Adedy ont appelé à des manifestations contre les mesures "antipopulaires" du budget.
Dans un communiqué, la GSEE a demandé « de ne pas voter ces mesures et de changer la politique de rigueur suivie en Europe et en Grèce qui annulent les droits sociaux », a indiqué l’Agence France Presse. Une banderole du principal parti d’opposition Syriza indiquait « Arrêtons la catastrophe, organisons le renversement » du gouvernement. « Qu’on les chasse », lisait-on sur une autre banderole, en parlant des créanciers, composé par la BCE, l’UE et le FMI.
Céline Tabou
Nos peines
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