Le sens des responsabilités
10 juin, parNote de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
PSR défend la candidature de l’Alliance
4 juin 2004

Parti politique membre de l’Alliance, le PSR, par la voix de Denise Caro, appelle à voter pour Paul Vergès, tête de liste de « la seule vraie liste née de l’outre-mer » pour mener ensemble le combat pour la défense des spécificités ultramarines.
Denise Caro, 5ème vice-présidente de la Région, présente l’Alliance comme une "force politique incontournable, solidaire, responsable, loyale et opérationnelle". Pour Priorité socialiste Réunion (PSR) : "en disant oui à l’Alliance, nous avons dit oui au pari de l’intelligence pour construire La Réunion de demain".
Concernant les élections européennes, avec 10 membres de plus au sein de l’Europe, PSR veut que la population prenne conscience de l’importance de ces élections. Selon lui avec une Europe passée à 25 membres "il est à craindre que l’aide accordée aux RUP ne soit plus la même en 2007 et ce, malgré les assurances du ministre Barnier". Denise Caro souligne "la nécessité de cohérence dans les actions et les politiques" et "le besoin de solidarité ultramarine, le besoin d’un combat commun pour défendre les spécificités de l’Outre-mer".
Le PSR décline les points fondamentaux de cette politique d’action européenne. S’inquiétant des délocalisations d’entreprises vers les pays de l’Est, PSR demande "une meilleure coordination des politiques économiques et fiscales" mais aussi "une politique environnementale ambitieuse pour la sauvegarde des équilibres naturels et humains", "une politique agricole commune répondant au besoin des territoires" et "une politique visant le respect d’un service public". Si tous les partis revendiquent une Europe sociale, pour Denise Caro, Margie Sudre est discréditée car elle représente l’UMP, le parti au pouvoir organisateur de la casse sociale. Denise Caro reproche à Jean-Claude Fruteau son "hypocrisie" sur le sujet de la disponibilité du candidat de l’Alliance, se souvenant que "en 1999 Jean-Claude Fruteau était maire de Saint-Benoît, conseiller général, il a même failli être président du Conseil général".
Au sein de l’Alliance, PSR milite pour "une politique européenne des RUP solidaire, concertée et cohérente. Pour un projet défini, qui est porté et défendu par des hommes et des mouvements politiques animés par une réelle volonté de travailler ensemble et de manière respectueuse pour un meilleur développement. La Région Réunion aura besoin de plus de crédits européens pour poursuivre ses projets engagés dans plusieurs domaines : industries, tourisme, construction des lycées, des routes... des filières créatrices d’emplois".
Pour Denise Caro, l’Alliance a une responsabilité qui consiste à "définir la seule vraie liste de l’Outre-mer français, une liste non pilotée et dictée par Paris (voir encadré) avec une tête de liste choisie et imposée par le pouvoir central". Pour les membres de PSR "le concept et la philosophie de l’Alliance peuvent s’étendre au-delà de nos frontières et donner une leçon de morale politique et un sens à nos combats face à l’Europe des 25".
"La tête de liste ne pouvait être que Paul Vergès" ajoute Denise Caro, "il est connu de tout l’Outre-mer et son charisme transcende les océans, lisez la lettre d’Aimé Césaire, voyez le soutien des Antillais, de Christiane Taubira à Marie-Claude Djibaou".
Pour Priorité socialiste Réunion, "l’Europe doit se distinguer de ces organisations de pays qui n’ont pour seul intérêt que de développer le côté commercial de leurs relations. L’Europe doit dépasser la simple notion de libre échange, pour porter un modèle social fondé sur des valeurs de solidarité entre les peuples, de cohésion sociale et de progrès pour tous. Ce chantier ne peut être entrepris que s’il existe une volonté affichée des pays de doter l’Europe d’une réelle capacité politique d’action".
Eiffel
A propos des têtes de liste PS et UMP
Pour Denise Caro : "La désignation non démocratique par Paris des têtes de liste UMP et PS pour la circonscription Outre-mer a blessé et ébranlé fortement les états-majors politiques dans les îles. Ces désignations ont également laissé un goût amer aux Antillais toutes tendances confondues, ravalés en la circonstance au rang de faire-valoir. À gauche, l’amertume est d’autant plus forte que le schéma initial prévoyait un Antillais tête de liste devant une représentante de l’Alliance, première force politique d’outre-mer. Ce schéma, logique politiquement, garantissait un grand succès électoral à la gauche ultramarine et l’élection assurée d’un socialiste antillais après celle d’un socialiste réunionnais. Le PS local a fait exploser ce dispositif avec la complicité du bureau national, ce qui a eu pour conséquence de légitimer un front ultramarin à gauche, pouvant aller jusqu’au vote sanction : pas une voix ne doit aller à ceux qui méprisent l’Outre-mer".
Le président en appelle à l’électorat français
Jacques Chirac est intervenu mercredi dans la campagne des élections européennes du 13 juin pour exhorter les électeurs à améliorer "la force de frappe" de la France au Parlement de Strasbourg.
Le chef de l’État a épinglé "la dilution" et "la dispersion" des 78 parlementaires français au Parlement européen, soulignant que ce scrutin est "une élection importante qui aura des conséquences non négligeables sur la vie quotidienne de nos compatriotes".
Lors d’une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre irlandais Bertie Ahern, président en exercice de l’Union européenne, il a poursuivi : "Il faut que la France puisse exister fortement comme d’autres nations à Strasbourg. Jusqu’ici, ce n’était pas le cas, et j’appelle tous nos compatriotes à prendre conscience de l’importance de leur vote et de la nécessité d’avoir des parlementaires européens forts (...) de façon à ce que nous puissions avoir un poids réel sur ce Parlement, ce qui n’était pas le cas jusqu’ici", a-t-il insisté.
"Je suis bien obligé de constater que nous avons un problème", a noté Jacques Chirac, en ajoutant : "Force est de constater que notre comportement spontané et naturel conduit à nous affaiblir. Nous sommes parmi les plus faibles au Parlement européen, trop souvent nos représentants ne sont pas suffisamment actifs et présents au Parlement. C’est un vrai problème".
Un point de vue qui n’est pas flatteur pour les euro-députés sortants de La Réunion.
Yves Contassot en campagne
Porte-parole des Verts et adjoint au maire de Paris, Yves Contassot est arrivé hier matin dans l’île pour un séjour de deux jours, dans le cadre de la campagne pour les élections européennes. Les Verts proposent que les DOM-TOM soient "un laboratoire de développement intelligent sur les plans économique, social et environnemental".
Note de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
APE entre l’UE et tous les pays voisins incluant les services
Mézam étan marmaye mi rapèl l’avé plin liv la kaz é an parmi l’avé inn dsi bann zoizo, gayar vèye pa koman é dann liv-la ilistré in zoli fasson (…)
In kozman pou la rout
Face à l’onde de choc qui traverse le système judiciaire français et secoue la conscience nationale dans ce pays, l’heure n’est plus aux postures (…)
180 litres d’eau potable par jour par personne : droit dans le mur
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture