« Accord de libre-échange entre L’Union européenne, les Comores, Maurice, Madagascar et les Seychelles : graves conséquences pour les Réunionnais pas consultés »
7 juin, par10 juin : signature de l’APE UE-Afoa
Un appel d’Éric Fruteau et Yvon Virapin, Conseillers généraux de Saint-André
28 mai 2005

Les employés communaux de Saint-André ont été victimes, une fois de plus, d’une grave atteinte à leurs droits et à leur dignité de la part du maire-seigneur féodal de cette commune. Éric Fruteau et Yvon Virapin, conseillers municipaux d’opposition et Conseillers généraux de Saint-André, ont vivement réagi pour dénoncer cette nouvelle atteinte à la démocratie. Ils ont apporté leur soutien au personnel communal et lancé un appel à dire “non” à ces méthodes du passé. On lira leur déclaration ci-après.
(Page 3)
Cette semaine, les employés communaux de Saint-André ont été encore une fois victimes d’un manquement à la démocratie et surtout à une atteinte à leur dignité. En effet, le maire s’est une nouvelle fois illustré en faisant distribuer au sein des services municipaux et par des employés dans l’exercice de leur fonction une propagande électorale leur demandant d’approuver son choix pour le référendum du 29 mai prochain.
Par rapport à ces actes, les Conseillers généraux que nous sommes tenons à réagir :
Ce n’est la première fois que de tels faits se produisent (cela nous a déjà valu une intervention en séance du conseil municipal).
De tels actes correspondent à une atteinte évidente à la démocratie communale.
La dignité des employés communaux est mise en cause par "un chantage au bulletin de paie" ! Cela est complètement inadmissible et bas !
Un Maire se doit de respecter la neutralité politique des services municipaux et en aucun cas ceux-ci doivent être un outil de propagande politique.
Ainsi, plus que jamais les employés communaux de Saint André doivent mettre en échec les dérives de celui qui se prétend être un grand démocrate. Plus que jamais ils doivent dire NON à un Maire employant des méthodes du passé.
Le personnel communal ne doit plus être des victimes d’une politique du personnel consistant à les exploiter, à leur priver de leur liberté d’expression et d’opinion.
Non, employés communaux, dites “non” à ces méthodes arriérées !
Éric Fruteau et Yvon Virapin, conseillers généraux de Saint-André
Joé Bédier, conseiller municipal de l’opposition à Saint-André
"Pression inacceptable sur les employés communaux de Saint-André"
À Saint-André, tout est possible ! Brimades, convocations abusives, déplacements, rétrogradations, licenciements... Cette fois le maire de Saint-André s’est permis d’adresser aux employés communaux leurs fiches de paie accompagnées d’un courrier les invitant le 29 mai 2005, "en leur âme et conscience, à accomplir leur devoir de citoyen en disant “oui” à la France “oui” à l’Europe", en utilisant illégalement des employés de la mairie pendant leurs heures de service à ces tâches purement politiques.
Je tiens à rappeler que Jean-Paul Virapoullé est l’un des seuls maires qui persiste à refuser un statut à ses employés en ne signant pas leur intégration qui permettrait par la suite leur titularisation comme proposée par l’Intersyndicale.
À l’inverse, il soutient le projet de "loi Dutreil" qui compromet sérieusement tout espoir de titularisation, en proposant des CDD de 6 ans transformés par la suite en CDI de droit privé.
En tant que Conseiller municipal de l’opposition, je n’ai cessé d’attirer l’attention de M.Virapoullé sur le statut et respect des employés communaux, la dilapidation du foncier communal en faveur de ses amis, les travaux à réaliser pour rendre accessibles les lieux publics aux personnes handicapées... rien n’est fait !
Quel respect a-t-il pour ces personnes qui travaillent au sein de la municipalité, pour certains depuis plus de 30 ans, pour un salaire de misère (900 euros) ? Notamment aux femmes à la veille de la fête des mères, quand il se permet de leur dicter leur choix de vote sur un courrier joint avec leur maigre bulletin de paie ? Cela s’appelle "insulte et mépris".
Cette pression exercée sur le personnel communal en pleine campagne référendaire est illégale, inacceptable et condamnable.
Je terminerai en disant à M. Virapoullé qu’une simple invitation à venir accomplir leur devoir de citoyen aurait suffi, en les laissant choisir en leur âme et conscience.
À Saint-André tout est possible ! Le maire "se croit" même propriétaire des âmes et des consciences. Mais, c’est sans compter sur le réveil de la population, impatiente et assoiffée d’une vraie démocratie.
Joé Bédier,
Conseiller municipal de l’opposition à Saint-André
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