« Accord de libre-échange entre L’Union européenne, les Comores, Maurice, Madagascar et les Seychelles : graves conséquences pour les Réunionnais pas consultés »
7 juin, par10 juin : signature de l’APE UE-Afoa
Londres veut négocier
5 novembre 2022

Cher(e)s ami(e)s des Chagossiens, nous avons appris jeudi 3 novembre 2022 une grande nouvelle : l’ouverture prochaine de négociations entre le gouvernement mauricien et le gouvernement de la Grande-Bretagne sur la question des Chagos.
L’ordre du jour sera :
Ces négociations devraient être de courte durée et on s’attend à une conclusion au début de l’année 2023.
Pourquoi cette décision de négocier.
Les dernières décisions des juridictions internationales y sont certainement pour quelque chose.
Il y a eu d’abord le jugement du Tribunal de la mer condamnant le Parc marin des Chagos créé par la Grande-Bretagne sans que les natifs des Chagos aient été consultés et sans que les règles internationales de la décolonisation aient été appliquées.
Il y a eu par la suite la décision, prise par l’Assemblée Générale de l’Onu à une majorité écrasante, de déférer la question de la décolonisation incomplète de Maurice devant la Cour internationale de La Haye. Puis la condamnation de la Grande-Bretagne par cette Cour (février 2019). Puis enfin la validation de cet Avis par l’Assemblée générale de l’Onu (mai 2019) avec injonction à la Grande-Bretagne de quitter les Chagos dans un délai de 6 mois.
Le rôle actif des Chagossiens.
On ne dira jamais assez la part prise par la délégation chagossienne au procès de La Haye, objet de fierté pour nous militants réunionnais qui avons pris notre part à cette bataille comme à toutes celles menées par les Chagossiens.
Enfin le 3 novembre le Tribunal du droit de la mer s’apprêtait à rejeter le recours des Maldives, manipulées par la Grande-Bretagne en vue de réclamer une part de souveraineté sur les Chagos.
Certes il ne s’agissait pas de décisions exécutoires, mais elles montraient l’isolement grandissant de la Grande-Bretagne dans l’opinion mondiale. Un isolement dont la Grande- Bretagne, grande puissance mondiale, ne pouvait longtemps s’accommoder.
On pourrait encore ajouter à ces éléments l’instabilité politique dans laquelle la GB s’est trouvée plongée avec le décès de la Reine Elisabeth II, le départ de Boris Johnson , la démission d’une première ministre qui n’aura vécu que quarante jours, puis la nomination d’un troisième gouvernement, avec Rishi Sunak.
On pourrait aussi évoquer l’arrivée d’un nouveau roi qui certes règne mais ne gouverne pas, mais dont l’autorité ne semble pas vraiment établie.
Aujourd’hui nous savons que les parties veulent négocier. Nous savons aussi que les intérêts des Chagossiens ne seront pas négligés, à partir de la nécessité qu’ils soient présents et participent aux négociations. Notre rôle à nous, c’est d’être avec eux, dans notre base arrière certes, mais une base qui est loin d’être négligeable.
D’où notre appel constant à la solidarité en vue d’aider nos amis Chagossiens à enfin toucher à leur but vieux de 50 ans : leur réinstallation aux Chagos, appuyée sur un plan de développement durable et une maîtrise de leur avenir.
Georges Gauvin, président du Comité Solidarité Chagos La Réunion
Alain Dreneau, secrétaire
10 juin : signature de l’APE UE-Afoa
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