Le PCR alerte sur les conséquences dramatiques d’un APE UE-Afoa ouvert aux services
8 juin, parCommuniqué du Parti communiste réunionnais
23 juillet 2008

Le gouvernement et la banque fédérale américaine viennent de nationaliser deux fonds de garantie bancaires liés à l’immobilier. Et si on nationalisait autre chose que les pertes ?
Avec la faillite de la banque californienne Indy Mac (32 milliards de dollars de fonds déposés) et la quasi-nationalisation des deux géants du refinancement hypothécaire, Fannie Mae et Freddie Mac, auxquels les déposants américains ont confié la bagatelle de 100 milliards d’euros, la crise des subprimes, dont on nous annonce périodiquement la fin, rebondit une nouvelle fois. Pourtant, une dépêche de l’AFP publiée le 15 juillet insistait : « Un an après le début de la crise du "subprime", la suspicion est désormais générale sur le secteur. Les investisseurs se demandent : "à qui le tour ?" Dans le sillage d’Indymac, entre 100 et 150 banques pourraient mettre la clé sous la porte dans les 12 et 18 mois à venir, selon les estimations. »
Vous avez bien lu : 150 banques. Par ailleurs, selon Goldman Sachs, les banques américaines vont enregistrer au second trimestre un niveau record de 35 milliards de dépréciations, soit une progression de 64% par rapport au premier trimestre. Peu importe : mardi 15 juillet, la Ministre de l’Économie Christine Lagarde affirmait sur Europe 1 que la France serait épargnée par cette crise dans la mesure où le marché immobilier français est organisé différemment de celui des Etats-Unis :
L’assertion n’est pas fausse : malgré les efforts - brefs, heureusement - de Nicolas Sarkozy lorsqu’il était ministre des Finances pour aligner le système français sur son homologue américain, les crédit hypothécaires français n’ont jamais atteint le niveau des prêts américains qui rechargent la capacité d’endettement d’un ménage en fonction de la valorisation du bien immobilier pour lequel il a souscrit un prêt. Résultat : quand l’immobilier chute, les finances des ménages endettés s’effondrent puisqu’ils doivent à la fois rembourser des mensualités plus fortes à cause des taux variables et rembourser les crédits à la consommation souscrits sur la base d’une surestimation de la valeur de leur logement ! Notons que, dans son programme, le candidat Sarkozy proposait encore de s’aligner sur le système américain : « Il faut réformer le crédit hypothécaire. Si le recours à l’hypothèque était plus facile, les banques se focaliseraient moins sur la capacité personnelle de remboursement de l’emprunteur et plus sur la valeur du bien hypothéqué. Ceci profiterait alors directement à tous ceux dont les revenus fluctuent, comme les intérimaires et de nombreux indépendants. » Par chance, cette mesure du programme sakozien n’a pas encore été appliquée...
Nationalisation rampante aux Etats-Unis !
Mais l’économie française pourrait subir de plein fouet une nouvelle dégradation de la conjoncture américaine. Or, qui peut croire que l’Amérique pourrait digérer sans dommages une bonne centaine de faillites bancaires ?
Le gouvernement fédéral et la FED (Banque fédérale américaine) ont donc décidé dans le même temps de laisser la banque IndyMac aller à la faillite et de sauver les deux fonds de garantie des prêts. Une sorte de nationalisation rampante, un peu comme cela s’est déjà passé en Angleterre avec la banque Northern Rock
Et si on nationalisait en Europe ?
Evidemment, ce n’est pas au moment où l’on fait semblant de croire que les Français se sont convertis au libéralisme qu’il convient de populariser les nationalisations qui apparaissent dans les bastions du néolibéralisme qu’on leur montre en exemple depuis des années.
Avez-vous remarqué ? On ne parle de nationalisations que lorsque le système est au bout du rouleau et qu’il s’agit de faire prendre en charge des pertes privées par la collectivité. La seule fois, par exemple, où le PS a envisagé une telle mesure - par la voix de Dominique Strauss-Kahn - il s’agissait d’évoquer des grandes entreprises en difficulté. Mais on pourrait tout aussi bien imaginer bien des cas dans lesquels la nationalisation serait une bonne chose pour l’intérêt général :
- il est patent que le coût de l’eau pour les ménages et les industriels est moins cher lorsque l’assainissement et la distribution de l’eau sont organisés par des opérateurs publics ; les habitants des quelques municipalités qui ont rapatrié ce service n’ont pas eu à s’en plaindre ;
- de même, la raréfaction des ressources pétrolières et gazières rend plausible la nationalisation des opérateurs de production et de distribution pour éviter la constitution de rentes qui majorent les prix et favorisent la spéculation ;
- autre exemple, Internet. Le pouvoir exorbitant conquis par l’oligopole du Net (Google, MSN, Yahoo !) a conduit certains hommes politiques à imaginer la création d’un Google européen. Bonne idée mais pourquoi donner cette faculté à un opérateur privé qui sera lui aussi placé en position de monopole ?
Philippe Cohen, Marianne2
Communiqué du Parti communiste réunionnais
Mézami mi koné pa si étan pti marmaye zot l’avé la shanss an avoir dann zot lanvironeman in vyé méssyé otroman in vyé madam téi gate azot dizon (…)
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