Développement durable

Observer et anticiper sur les changements des 20 prochaines années

Création de l’Institut du futur africain en Afrique du Sud

18 novembre 2003

L’Institut du futur africain (IFA), un organisme d’études et de formation en matière de prospectives à long terme, va ouvrir ses portes à partir du 1er janvier prochain, à Capetown, en Afrique du Sud. Le sociologue sénégalais, Alioune Sall, appelé à piloter les activités de la nouvelle entité qui naîtra directement des cendres de "Futurs africains", un projet du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) dont il était jusque-là le coordinateur, l’a annoncé à Abidjan.
Dans une interview accordée à la PANA, Alioune Sall a précisé que la création de cet institut est la matérialisation de recommandations faites au cours de la conférence sur l’ouvrage "Afrique 2025 : quels futurs possibles pour l’Afrique au Sud du Sahara ?". Ce livre a t-il dit, est le fruit d’une réflexion collective menée par "Futurs africains", qui a réuni les 23 et 24 octobre derniers, un parterre de personnalités africaines du monde de la science, de la culture, des arts et des lettres.
Organisation non gouvernementale (ONG) de droit sud-africain, l’Institut du futur africain va donc hériter de tous les actifs du projet "Futurs africains", basé à Abidjan qui, après plus de onze années d’activités en matière d’études prospectives au cours desquelles il aura apporté son appui à 22 États africains, s’achève officiellement le 31 décembre prochain.

Les missions

Au cours de la période 2004/2008, que M. Sall et ses collègues ont fixée pour le démarrage de la première phase du projet, l’Institut devra mobiliser environ une dizaine de millions de dollars américains pour mener à bien le programme qui lui a été assigné, et qui comprend cinq volets essentiels. L’Institut du futur africain aura précisément pour mission d’appuyer au plan technique les États du continent pour des études prospectives à long terme, en développant notamment leurs capacités à anticiper, à faire de la recherche sur des questions susceptibles d’avoir une incidence réelle sur l’évolution politique, économique, sociale et culturelle de l’ensemble des pays du continent, en alimentant un système de veille stratégique grâce à la mise en place d’observatoires ou "sentinelles".
La formation apparaît comme l’un des volets les plus importants du projet, dans la mesure où il y a très peu de capacités en matière de prospectives en Afrique. Le seul centre de formation répondant à cette question se trouve précisément en Afrique du Sud. Avec le développement d’un certain nombre de modules, l’Institut du futur africain pourra valoriser l’expertise existant dans ce domaine.

Une vision à long terme

À la différence du projet "Futurs africains" qui, pour l’essentiel, avait œuvré dans le domaine de la prospective à l’échelon local ou national, l’ONG dirigée par M. Sall s’impliquera dans l’élaboration de scénarii régionaux et sous-régionaux, ou thématiques. Les promoteurs de l’Institut, qui estiment que « sans une vision à long terme le développement ne peut être durable », vont également intervenir dans le domaine de la communication qui apparaît ainsi, comme un élément essentiel de toute étude prospective. Forts de l’expérience accumulée dans les recherches qui ont conduit à l’élaboration de "Afrique 2025", ils ont en partage le principe selon lequel le développement de l’Afrique ne sera pas seulement le fruit de mesures purement économiques, mais aussi de changements dans les comportements, dans les structures sociales et politiques.
Or, de tels changements ne peuvent advenir sans une vision de l’avenir qui ne soit pas seulement l’affaire des pouvoirs et des élites, mais devra être largement partagée par les populations africaines concernées. Dans cet ordre d’idées, on prend l’exacte mesure du rôle déterminant que devra jouer la communication pour le succès d’un tel projet. Pour le coordinateur du projet, la création de l’Institut vient à son heure car, assure-t-il, « la demande est très forte, mais les capacités de répondre à cette demande sont très limitées », du fait de l’absence de structures appropriées en matières d’études prospectives en Afrique. Ainsi le Maroc, le Niger, le Kenya et de nombreux autres pays du continent, qui ,comme eux, n’ont pas bénéficié de l’appui de "Futurs africains", pourraient dés le début de l’année prochaine frapper aux portes de l’Institut du futur africain qui est d’ores et déjà opérationnel.


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Messages

  • IL FAUT SE FELICITER DE LA CREATION DE CETTE STRUCTURE D’ANALYSE DU FUTUR.. AU VU DE L’ EVOLUTION DU MONDE NOUS DEVONS ADOPTER POUR NE PAS PERIR DE NOUVEAUX PARADIGMES DE PENSEE ET D’ACTION.. IL URGE QUE CELA SOIT BIEN COMPRIS.. L’INSTITUT DOIT SE DEPLOYER DANS TOUTES LES REGIONS DE L’AFRIQUE EN MARTELANT MEME FACE A DES FORCES OBSCURES .. LES CONDITIONS DE DEVELOPPEMENT DE L’AFRIQUE IMPOSENT UNE RUPTURE EPISTEMOLOGIQUE..AIDEZ NOUS A COMPRENDRE ET A AGIR D’UNE MANIERE METHODIQUE ET RAISONNABLE.. HELAS !!LE PLUS SOUVENT NOUS SOMMES VICTIMES DE NOTRE CARAPACE EMOTIONNELLE.. ALORS NOS DECISIONS SONT FORTEMENT BIAISEES.. ALORS COMMENT DEVELOPPER NOTRE PAUVRE CONTINENT APRES 50 ANS ?? GOD BLESS


Témoignages - 82e année


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