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8 juin, parCommuniqué du Parti communiste réunionnais
Enquête sur l’assassinat de l’ancien président du Burkina Faso
23 décembre 2015

Mandat d’arrêt contre Blaise Compaoré : veuve Sankara appelle Alassane Ouattara à ne pas cautionner l’impunité.
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Mariam Sankara, la veuve de Thomas Sankara, tué dans un coup d’Etat en 1987 qui a porté Blaise Compaoré au pouvoir, a appelé, mardi, la Côte d’Ivoire qui héberge M. Compaoré visé par un mandat d’arrêt international, de le remettre à la justice burkinabè.
« C’est le peuple burkinabè qui veut la justice. Le peuple ivoirien et le peuple burkinabè sont des peuples frères (…) les autorités ivoiriennes ne cautionnent pas l’impunité », a déclaré mardi, veuve Sankara, sur les ondes de la Radio France internationale (Rfi).
« J’attendrai le jour où je le verrai comparaître devant les tribunaux burkinabè, (aussi) j’attends donc son rapatriement. Il nous dira enfin pourquoi. Il nous dira la vérité (…) Pourquoi il a fait ça et qu’il nous l’explique », a ajouté celle qui vit depuis la mort de son époux à Montpellier (France).
Elle a affirmé que le président ivoirien, Alassane Ouattara, devrait faire « ça pour le peuple burkinabè, pour les bonnes relations entre les deux pays ».
L’ancien président du Burkina Faso, Blaise Compaoré, est visé par un mandat d’arrêt international dans le cadre du dossier du meurtre en 1987 du Président Thomas Sankara, considéré comme son frère d’arme de l’époque.
En fin mai dernier, la justice militaire avait procédé à l’ouverture de la présumée tombe du père de la révolution burkinabè afin de déterminer les causes réelles de sa disparition et d’identifier formellement sa dépouille.
Les premiers résultats avaient indiqué que le présumé corps de Sankara avait été criblé de balles, mais les tests d’ADN n’ont pas démontré s’il s’agit réellement du corps de Sankara, au regard de l’« état des restes ».
Le général Gilbert Diendéré, ancien bras droit de Blaise Compaoré et auteur du putsch avorté de mi-septembre dernier, et une dizaine de militaires proches de Compaoré, ont été inculpés par la Justice pour complicité dans l’assassinat de Sankara.
Le rebondissement du dossier Sankara intervient à quelques jours de la fin du mandat des autorités de la Transition qui avaient promis de faire toute la lumière sur cette affaire, qui a eu du mal à connaître un dénouement sous le régime de Compaoré, balayé par la rue en octobre 2014.
Les élections du 29 novembre dernier remportées par l’ex-Premier ministre de Compaoré, Roch Marc Christian Kaboré, ont mis un terme à treize mois de transition.
La veuve de Sankara a rappelé que depuis le soulèvement populaire de fin octobre 2014, le peuple burkinabè a émis certains souhaits : plus d’impunité dans ce pays. « Et donc, ce que Kafando a commencé, je pense qu’il va être difficile pour Roch Kaboré de ne pas continuer dans ce sens », a-t-elle lancé.
Communiqué du Parti communiste réunionnais
Mézami mi koné pa si étan pti marmaye zot l’avé la shanss an avoir dann zot lanvironeman in vyé méssyé otroman in vyé madam téi gate azot dizon (…)
In kozman pou la rout
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